« Encourageant » : dans un récent rapport sur les contrats dassurance-vie en déshérence, le régulateur du secteur banque-assurance, lAutorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), constate que les assureurs ont revu à la hausse, depuis 2014, les moyens financiers et humains destinés à détecter les contrats dassurance-vie en déshérence. Une amélioration qui doit beaucoup à la pression des pouvoirs publics : celle de lACPR bien sûr, qui a multiplié depuis 2 ans les contrôles et les amendes, et du gouvernement, qui a légiféré sur la question avec la loi 13 juin 2014, dite « loi Eckert ».
Pour autant, « le recensement des stocks de contrats non réglés par les assureurs nest pas encore totalement achevé », note le régulateur. Il estime ainsi à 5,4 milliards deuros, fin 2015, le montant des « capitaux décès et termes qui restent encore à régler par les 28 assureurs vie suivis par lACPR ». Et 1,3 milliard deuros devraient être transférés à la Caisse des dépôts au cours du second semestre 2016, dans le cadre de lapplication de la loi Eckert.
Comment éviter que votre capital se retrouve parmi les sommes transférées à lEtat ? Si lessentiel des leviers pour éviter ce cas de figure sont entre les mains des assureurs, vous pouvez les y aider en évitant de commettre certaines erreurs.
1. Une clause bénéficiaire imprécise
Le premier impératif est de veiller à la bonne rédaction et à lactualisation de la clause bénéficiaire de votre contrat. Cest normalement du ressort de votre assureur, dans le cadre de son devoir de conseil et du suivi de sa clientèle. Mais les contrôles de lACPR ont mis en évidence, « à de nombreuses reprises », des manquements dans le domaine. Résultat : la « clause bénéficiaire imprécise ou inadaptée » arrive en effet en tête des écueils qui continueront à lavenir dempêcher une partie des contrats dêtre réglés, estime le régulateur.
2. Des caractéristiques de contrat méconnues
Autre nécessité : bien connaître les caractéristiques de son contrat. LACPR a en effet noté, à loccasion de ses contrôles, un stock important dassurances-vie et de contrats de capitalisation « échus par le terme et non réglés », notamment parce que son souscripteur pense que son contrat est dune durée viagère ou prorogé après terme.
3. Un contrat d'entreprise oublié
Dans le cas où vous bénéficiez, en tant que salarié, dun contrat collectif de retraite supplémentaire ou de prévoyance, il faut également penser à faire valoir les droits acquis lorsque vous partez à la retraite, même si vous avez quitté l'entreprise des années auparavant. LACPR demande dailleurs aux assureurs de rappeler cette nécessité, bien en évidence, dans les relevés envoyés chaque année.
4. Un changement dadresse non signalé
Enfin, il faut, dans la mesure du possible, aider les assureurs à vous suivre tout au long de votre vie. Certaines sociétés, explique lACPR, affichent en effet un taux de retour NPAI (1) proche des 60% pour leurs relevés annuels dinformation. A ce titre, votre assureur vie doit donc figurer, aux côtés de votre banque ou de votre fournisseur daccès à internet, parmi les contacts à prévenir à loccasion de vos déménagements.
A consulter, notre page consacrée à la clause bénéficiaire de l'assurance-vie
(1) Nhabite plus à ladresse indiquée
















