Dans la majorité des cas, les plus-values des contrats dassurance-vie sont moins taxées que les intérêts des livrets et des comptes à terme. En effet, dès 4 ans de détention, lépargnant peut opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) à 15%. Après 8 ans, les 4.600 premiers euros de plus-values (ou 9.200 euros pour un couple soumis à imposition commune) bénéficient dun abattement et le PFL nest plus que de 7,5%.
Dans certaines situations, lépargnant peut toutefois bénéficier dune exonération totale de ses plus values : aucun impôt ne sera dû en cas de rachat. Cette exception concerne les sorties de contrat qui résultent du licenciement, de la mise à la retraite anticipée ou de linvalidité du bénéficiaire des produits ou de son conjoint. Lexonération est limitée aux seuls rachats effectués pendant lannée qui suit la réalisation de lévénement.
En 2012, la réponse ministérielle Marleix avait précisé que lexonération ne pouvait être demandée quen cas de cumul des conditions suivantes : être privé involontairement demploi et être inscrit comme demandeur d'emploi à Pôle emploi. Christian Eckert, secrétariat d'État chargé du Budget, a précisé dans la réponse ministérielle Fouché du 28 janvier 2016 que la rupture conventionnelle dun contrat de travail ne constituant pas une privation involontaire il faut un commun accord de lemployeur et du salarié - elle ne peut donner lieu à une exonération fiscale sur les contrats dassurance-vie.
NB : ce régime fiscal est également applicable aux contrats de capitalisation.















