Assurance vie ou Plan d'épargne retraite ? Quel est le placement à long terme le mieux adapté à vos projets ? Dans un mini-dossier dédié, MoneyVox revient sur les frais, les performances, les facilités de gestion, l'accessibilité ou encore la fiscalité de ces deux produits.
Frais et performances
Etant investis sur des fonds quasi identiques et offrant un accès similaire aux différentes classes d'actifs, le PER et l'assurance vie affichent des performances très proches. Le rendement moyen cumulé des fonds en euros de l'assurance vie a atteint 2,63% (net de frais de gestion) en 2025 et celui des fonds euros de l'épargne retraite, 2,66%. Bon nombre d'acteurs ont même choisi de servir un rendement supérieur à la moyenne du marché sur leur PER.
Attention toutefois, : si les performances sont souvent plus attractives sur les PER, les frais sont aussi plus élevés, selon le dernier rapport de l'Observatoire des produits d'épargne financière. Ainsi, les frais sur versement sur les fonds en euros sont de 0,55% en moyenne pour l'assurance vie et de 1,09% en moyenne pour le PER. Et ces frais viennent naturellement rogner la rentabilité de votre placement.
Fonds euros assurance vie ou PER : quel placement offre le meilleur rendement malgré les frais ?
La gestion et l'accessibilité
L'épargnant a la possibilité, pour l'assurance vie ou le PER, de gérer lui-même ses actifs ou d'opter pour une gestion pilotée, c'est-à-dire de confier la gestion de son contrat et de ses investissements à une société de gestion spécialisée dans le suivi des marchés.
Par défaut, les sommes investies sur un PER sont placées selon un profil dit « équilibré horizon retraite » : l'épargne est investie sur des fonds actions risqués (potentiellement plus rémunérateurs) et à l'approche de la retraite, elle est rapatriée sur des supports plus sécurisés. Pour la gestion, il existe donc peu de différences.
En revanche, côté accessibilité, c'est une toute autre histoire. Sur un PER, l'épargnant accepte que son argent reste bloqué jusqu'à son départ à la retraite (à quelques exceptions près). L'assurance vie permet à l'épargnant de récupérer les sommes investies sur un fonds en euros quand il le souhaite, quel qu'en soit le motif. Après 8 ans, la fiscalité de l'assurance vie en cas de rachat devient aussi plus avantageuse.
Assurance vie ou PER : quel placement est le plus souple pour gérer votre épargne ?
La fiscalité : avantage au PER... Mais pas pour tout le monde
Justement, parlons fiscalité. L'avantage phare du PER reste la déductibilité fiscale des versements volontaires effectués. Et plus vous êtes imposé, c'est-à-dire plus votre taux marginal d'imposition (TMI) est élevé, plus le PER est intéressant pour vous. Les sommes volontairement versées sur un Plan d'épargne retraite sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de 37 680 euros pour 2026.
Un contribuable avec 40 000 euros de revenus annuels peut économiser 300 euros s'il est dans la tranche à 30%, 410 euros pour la tranche à 41%, etc. Les versements déduits du revenu imposable n'échappent toutefois pas éternellement à l'impôt sur le revenu et un rattrapage s'effectue au moment de liquider le PER, donc à la retraite. L'épargnant reste normalement gagnant.
Si l'épargnant renonce à la déductibilité, l'avantage se fait à la sortie. Pour une sortie en capital, seuls les intérêts (et pas le capital) seront soumis à la flat tax (impôt sur le revenu + prélèvements sociaux) de 31,4%.
Pour l'assurance vie, la fiscalité est aussi particulièrement avantageuse au bout de 8 ans de détention : en cas de rachat (retrait) d'un contrat d'assurance vie, l'épargnant bénéficie d'un abattement fiscal annuel de 4 600 euros (et 9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune) sur les intérêts retirés (le capital n'étant pas imposé). Enfin, contrairement au PER, les prélèvements sociaux s'élèvent toujours à 17,2% (contre 18,6% pour le PER) mais sont, en revanche, prélevés chaque année pour le fonds en euros.
Selon les derniers chiffres de France Assureurs, fin 2025, la collecte nette en assurance vie a atteint 50,6 milliards d'euros. L'encours total atteint désormais 2 107 milliards d'euros, en hausse de +6,1% sur un an. Par ailleurs, on comptabilise désormais 12,9 millions de PER pour un encours total à hauteur de 150,4 milliards d'euros, selon les chiffres de la Banque de France.
PER ou assurance vie : des règles fiscales très différentes
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