Assurance vie ou plan d'épargne retraite (PER) : quel est le produit qui vous conviendra le mieux ? Dans ce mini-dossier dédié à ces deux produits d'épargne à long terme, MoneyVox s'intéresse aux performances mais également aux frais, à la fiscalité et aujourd'hui à l'accessibilité et à la gestion.
Pour la gestion : PER ou assurance vie, mêmes avantages
Dans le cadre de l'assurance vie comme pour le PER, l'épargnant a la possibilité de gérer lui-même ses actifs ou d'opter pour une gestion pilotée, c'est-à-dire de confier le pilotage de son contrat et de ses investissements à une société de gestion spécialisée dans le suivi des marchés. Depuis le 24 octobre 2024, les profils de gestion prudent, équilibré et dynamique sont standardisés : les assureurs ont désormais l'obligation d'investir au moins 50% de l'encours sur des supports « à faible risque » pour que le mandat soit qualifié de « prudent ». Cette part passe à 30% pour le profil « équilibré » et à 20% pour le mandat « dynamique ».
Dans le cadre du PER, par défaut, les sommes investies sont placées selon un profil dit « équilibré horizon retraite ». Au départ, l'épargne est investie sur des fonds actions risqués, mais potentiellement plus rémunérateurs. Puis, à l'approche de la retraite, l'argent est rapatrié sur des supports peu risqués. La part investie sur des fonds à faible risque passe progressivement de 20% dix ans avant la retraite, à 70% à moins de deux ans de l'échéance.
Par ailleurs, les épargnants bénéficiant de la gestion pilotée à horizon retraite au sein de leur PER ont une part de leur argent automatiquement investie dans des fonds européens d'investissement à long terme (FEILT ou ELTIF, en anglais, pour « European Long Term Investment Funds »), des actifs non cotés finançant les PME et ETI (titres éligibles au PEA-PME) :
Profil prudent :
- 6% jusqu'à 20 ans avant la date de liquidation envisagée par le titulaire ;
- 4% jusqu'à 15 ans avant la date de liquidation envisagée par le titulaire ;
- 2% jusqu'à 10 ans avant la date de liquidation envisagée par le titulaire.
Profil équilibré :
- 8% jusqu'à 20 ans avant la date de liquidation envisagée ;
- 6% jusqu'à 15 ans avant la date de liquidation envisagée ;
- 5% jusqu'à 10 ans avant la date de liquidation envisagée ;
- 3% jusqu'à 5 ans avant la date de liquidation envisagée.
Profil dynamique :
- 15% jusqu'à 20 ans avant la date de liquidation envisagée ;
- 12% jusqu'à 15 ans avant la date de liquidation envisagée ;
- 9% jusqu'à 10 ans avant la date de liquidation envisagée ;
- 6% jusqu'à 5 ans avant la date de liquidation envisagée.
Cette nouvelle obligation concerne également l'assurance vie. En effet, 4% de l'encours pour un mandat équilibré et 8% pour un mandat dynamique sont également investis dans des actifs non cotés.
Comme pour l'assurance vie, gérer librement son PER ou opter pour un mandat de gestion différent est bien sûr possible. Il reviendra alors à l'épargnant de sécuriser son capital à l'approche de la retraite comme il l'entend.
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L'accessibilité : avantage net à l'assurance vie
En plaçant votre épargne sur un PER, vous acceptez qu'elle soit bloquée jusqu'au moment de votre départ à la retraite. Cela permet évidemment de préserver le capital jusqu'à cette échéance mais en cas de besoin immédiat de trésorerie, difficile d'y avoir accès... Mais pas impossible. En effet, il existe quelques exceptions pour le débloquer avant l'heure.
Sous certaines conditions, le PER peut être débloqué en cas de :
- décès du conjoint ou du partenaire de Pacs ;
- invalidité du titulaire, de son conjoint ou de son partenaire de Pacs, ou de ses enfants ;
- situation de surendettement, expiration des droits à l'assurance chômage ;
- liquidation judiciaire de l'entreprise du titulaire ;
- acquisition de la résidence principale mais seulement pour les fonds issus des versements volontaires de l'épargnant ou de l'épargne salariale ;
- de clôture d'un PER ouvert pour un mineur avant le 1er janvier 2024 (et toujours mineur à la clôture) ;
- en cas d'affection grave, de handicap ou d'accident d'une particulière gravité chez l'enfant à la charge du titulaire.
L'assurance vie offre une souplesse que le PER n'a pas. En effet, cette épargne peut être retirée à tout moment, quel qu'en soit le motif. Et ce, avec un seul et même contrat, y compris avant huit ans de détention. Toutefois, après 8 ans, la fiscalité de l'assurance vie en cas de rachat devient plus avantageuse. En effet, l'épargnant bénéficie d'un abattement fiscal de 4 600 euros annuel (et 9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune).
















