« L'Assurance Maladie ne déploiera pas le logiciel Arpege dans d'autres départements » que la Loire-Atlantique et la Vendée « et le remaniera en profondeur d'ici au 1er semestre 2027 », a-t-elle indiqué vendredi dans un communiqué.

« Le calendrier de sa généralisation sera précisé à l'issue de cette période de test pour garantir sa bonne implémentation », a ajouté l'Assurance maladie.

L'Assurance maladie comptait initialement déployer début 2025 Arpege, conçu pour automatiser le traitement et le calcul des indemnités journalières et développé depuis 2020.

Les agents des caisses de Vendée et Loire-Atlantique « testeront » le nouvel outil « à compter de la fin 2026 »

Les agents des caisses de Vendée et Loire-Atlantique « testeront » le nouvel outil « à compter de la fin 2026 », a précisé l'Assurance maladie. Dans l'immédiat, ils disposent d'un outil désormais « stabilisé » qui permet de « traiter manuellement » les « dossiers dits complexes » (par exemple mi-temps thérapeutique, accident du travail ou maladie professionnelle), a-t-elle assuré.

A l'automne 2024, les assurés relevant de ces dossiers complexes avaient commencé à constater des retards parfois importants dans le paiement de leurs indemnités journalière.

« Environ 10.000 personnes ont été concernées depuis un an en Loire-Atlantique », sur des durées variables, et « au moins des dizaines, possiblement des centaines » le sont toujours, avait indiqué en octobre dernier à l'AFP Stéphane Guillou, représentant de la CGT à la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Loire-Atlantique.

« Même si c'est marginal en volume, on a des personnes dans une panade sans nom, en souffrance », victimes pour certains « d'impayés sur leur logement, de menaces d'expulsion », de « frais bancaires » ou ayant de « grandes difficultés à récupérer la part complémentaire santé » même après régularisation de leur dossier, avait-il détaillé.

Des agents, exaspérés par les difficultés liées au logiciel, commencent à « demander des mutations », avait-il également indiqué. L'Assurance maladie avait dû dépêcher des renforts pour aider les agents des caisses des deux départements.

Le rapport d'audit de 2025, que l'Assurance maladie a rendu public, mentionne que la « Caisse nationale d'assurance maladie a dû mobiliser une entraide exceptionnelle, représentant à ce jour une augmentation de plus de 75 % des effectifs nominaux dans chacune des deux CPAM pilotes ».