« Mes près de onze années à la tête de la Banque de France et au service de l'euro sont et resteront l'honneur de mon parcours public », déclare-t-il dans un communiqué de la banque centrale française.
Outre ses prérogatives en matière de politique monétaire, la Banque de France est un acteur économique clé, présent partout en France, pour des missions aussi diverses que la lutte contre le surendettement, la fixation du taux du Livret A ou la fabrication des billets.
Dans une lettre adressée aux agents de l'institution, consultée par l'AFP, M. Villeroy de Galhau fait part d'une décision prise « en toute indépendance personnelle », partagée il y a quelques jours avec le président Emmanuel Macron, le gouvernement et la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde.
« Le délai d'ici début juin est suffisant pour organiser paisiblement ma succession », assure le gouverneur, ex-banquier de BNP Paribas, arrivé à la tête de la Banque de France en novembre 2015. Il avait été reconduit en 2021 pour six ans.
En un peu plus de dix ans, le gouverneur, polytechnicien et énarque, âgé de 66 ans, a navigué à la barre de la banque centrale française sur une mer économique agitée, marquée par le premier mandat de Donald Trump, la crise du Covid-19 et la guerre en Ukraine.
Tout en prônant la maîtrise des dépenses publiques, M. Villeroy de Galhau a en parallèle mené une vaste réorganisation de la Banque de France, réduisant ses effectifs de près de 30%, et lancé le chantier d'un nouvelle imprimerie pour les billets de banque.
« Nous avons transformé cette grande institution publique », a écrit le gouverneur aux agents de la Banque de France. « J'ai avec vous, grâce à vous, la fierté de ce qui a été accompli depuis 2015, même si j'en mesure bien sûr des limites », a-t-il souligné.
Le gouverneur, Strasbourgeois de naissance, issu d'une riche famille industrielle (Villeroy et Boch) de l'Est de la France, présidera la Fondation Apprentis d'Auteuil, engagée dans la protection de l'enfance, succédant ainsi à Jean-Marc Sauvé.
La présidence de cette institution « me permettra de continuer de servir l'intérêt général », a déclaré M. Villeroy de Galhau.



















