« Le projet de loi de finances contiendra un effort budgétaire d'environ 54 milliards d'euros, dans la stabilité fiscale », affirme le Premier ministre. Il prévient que « si ce budget ne contenait aucune mesure d'économies, le déficit 2027 tutoierait les 6,5% du PIB ».

« L'année prochaine, à cause du contexte géopolitique qui pousse les taux d'intérêt à la hausse, le pays va devoir trouver 10 milliards d'euros supplémentaires » pour financer sa dette, ajoute le chef du gouvernement.

Il prévient aussi que « le vieillissement de la population impacte les comptes sociaux » et que « sans mesures correctives, les dépenses de la Sécurité sociale seraient en hausse de 22 milliards d'euros ».

« Il faudra également freiner » les dépenses de fonctionnement des collectivités locales qui affichent « une augmentation spontanée de 7 milliards d'euros », ajoute-t-il.

« Cette vérité, et contrainte du réel, s'impose d'ailleurs autant au gouvernement, qu'au Parlement et qu'aux candidats à l'élection présidentielle », souligne M. Lecornu.

Le chef du gouvernement doit construire un budget pour 2027 sous une multitude de contraintes, y compris internationales, comme la flambée des prix des carburants à cause de la guerre au Moyen-Orient ou la hausse des taux d'emprunt sur la dette. Le tout dans un contexte de campagne présidentielle.