L'Insee a actualisé jeudi dernier sa prévision d'infllation sur l'ensemble de l'année. Avec un pic attendu à 2,9% en décembre en raison de la flambée des prix de l'énergie, la hausse des prix serait de 2,1% en 2026. En retirant la composante tabac, elle serait de 2%. C'est ce dernier chiffre qui sera retenu par l'État pour calculer la revalorisation du barème de l'impôt sur le revenu pour 2027. Voici donc, ci-dessous, le barème potentiel pour l'année prochaine :
| Tranche de revenu par part fiscale | Taux applicable pour la tranche |
|---|---|
| Jusqu'à 11 832 | 0% |
| De 11 833 à 30 091 | 11% |
| De 30 092 à 86 269 | 30% |
| De 86 270 à 185 555 | 41% |
| Plus de 185 556 | 45% |
Source : calculs MoneyVox
« Nous proposerons l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation complète, pas en partie. Il est hors de question de geler ce qu'on appelle le barème »
Les seuils par tranche indiqués dans ce tableau sont pour l'instant théoriques. En principe, le barème est indexé chaque année sur l'inflation afin d'en « neutraliser les effets sur le niveau d'imposition des ménages ».
Mais le projet de loi de finances 2027 qui sera déposé au Parlement au plus tard le 6 octobre peut aussi en théorie prévoir un gel ou un gel partiel du barème de l'impôt sur le revenu. L'an dernier, le gouvernement avait proposé un gel du barème de l'impôt sur le revenu afin de générer 2 milliards d'euros de recettes supplémentaires. Une décision qui aurait aussi conduit 200 000 foyers supplémentaires à payer cet impôt. Au final, le barème de l'impôt sur le revenu 2026 avait été revalorisé de 0,9%.
| Tranche de revenu par part fiscale | Taux applicable pour la tranche |
|---|---|
| Jusqu'à 11 600 | 0% |
| De 11 601 à 29 579 | 11% |
| De 29 580 à 84 577 | 30% |
| De 84 578 à 181 917 | 41% |
| Plus de 181 917 | 45% |
Source : loi de finances pour 2026, adoptée par voie de 49-3 le 2 février 2026
Ce dimanche, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a coupé court, sur BFMTV, aux spéculations sur le barème 2027 : « Nous proposerons l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation complète, pas en partie. Il est hors de question de geler ce qu'on appelle le barème », ce qui générerait « mécaniquement une hausse d'impôts pour l'ensemble des Français ». Ne pas geler le barème pourrait même générer « une petite baisse d'impôt (...) parce que vous augmentez légèrement l'ensemble des tranches sur la base de l'inflation », a -t-elle précisé.




















