Devenir trader sur son téléphone, c'est la nouvelle promesse de Lydia. Dès la fin de l'année, 5,5 millions d'utilisateurs de la fintech pourront investir dans des cryptomonnaies, des métaux rares, des ETF, ou des actions.

« Je te fais un Lydia ? » La réplique est devenue culte. En l'espace de quelques années, l'application mobile Lydia a su se tailler une réputation sur le marché des paiements entre particuliers. Mais depuis ses débuts, la start-up française a considérablement développé sa gamme de services : carte bancaire, microcrédit , épargne rémunérée, paiement fractionné... Et bientôt : trading.

Dès la fin de l'année, la jeune pousse devrait ainsi proposer à ses 5,5 millions d'utilisateurs d'investir dans plus de 200 actifs, dont une quarantaine de cryptomonnaies, mais aussi quatre métaux rares (or, argent, platine et palladium), des ETF, et des actions d'entreprises européennes ou américaines.

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Ticket d'entrée à 1 euro

Pour trouver une place aux côtés des néocourtiers Robinhood, BUX et consorts sur un marché déjà très concurrentiel, Lydia mise sur une interface ultra-simple à utiliser. Pas besoin, par exemple, de recréer un compte ou de télécharger une nouvelle application pour commencer à boursicoter. La fintech permet à ses utilisateurs d'investir directement avec leur compte Lydia vérifié.

Il est tout aussi simple de commencer à investir : les utilisateurs pourront utiliser l'argent de leur compte Lydia, et retirer leurs éventuels gains instantanément. Mais surtout, ils pourront investir dans des fractions d'action, ce qui permet d'abaisser le ticket d'entrée à 1 euro.

« Jusqu'à présent aucune application de gestion financière ne proposait ce panel d'actifs dans lesquels investir, et certainement pas à partir d'1 euro. Se dire qu'on peut investir de l'argent dans un grand groupe français de l'énergie, par exemple, avec l'argent d'une bière qu'on nous a remboursé... C'est l'esprit de Lydia. » explique Antoine Porte, CPO et co-fondateur de Lydia.

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L'âge d'or du trading

Avec sa fonctionnalité de trading, Lydia espère convaincre au moins 200 000 clients d'ici fin 2022. La jeune pousse - qui compte parmi sa clientèle une large majorité de 18-25 ans - entend ainsi capitaliser sur le regain d'intérêt des jeunes générations pour la bourse et, à plus forte raison, les cryptomonnaies. D'après les estimations de l'AMF, plus de 400 000 investisseurs débutants se seraient essayés au trading pour la première fois au cours du 1er trimestre 2021.

Ce nouveau service aura toutefois un coût. Pour chaque transaction, Lydia prélève en effet une commission inférieure à 1%. La fintech partagera sa commission avec Bitpanda, un prestataire de services sur actifs numériques d'origine autrichienne, avec lequel elle travaille en partenariat pour ce projet.

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