Le contrat à terme sur l'indice CAC 40 montait de 0,42% une quarantaine de minutes avant l'ouverture du marché à 09H00 heure de Paris.

La veille, l'indice vedette est reparti à la baisse, terminant dans le rouge (-1,49%), à 8.045,80 points, lors d'une semaine de montagnes russes pour les places boursières mondiales, la guerre au Moyen-Orient et les incertitudes qu'elle engendre, notamment sur le marché du pétrole, dictant la réaction des marchés.

Pour John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank, le rebond de vendredi devrait être permis par « le repli du prix du pétrole et la détente du dollar ».

Vers 7H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence sur le marché mondial, cédait 0,37%, à 85,09 dollars, après avoir grimpé de 4,93% jeudi. Celui du WTI nord-américain se repliait de 0,60%, à 80,52 dollars. Jeudi, il avait flambé de 8,51%.

Le secrétaire américain à l'Intérieur, Doug Burgum, a déclaré que Washington examinait diverses options pour endiguer la flambée des prix énergétiques, dont un prélèvement dans les réserves d'urgence voire une intervention directe sur le marché, selon Bloomberg.

Les investisseurs redoutent un regain d'inflation - particulièrement en Europe où les pays importent massivement leurs hydrocarbures -, rappelant la vague inflationniste provoquée par la guerre en Ukraine en 2022.

Inversement, toute détente sur le pétrole rassure les investisseurs. « Pour les marchés, la question reste entière : s'agit-il d'un simple choc temporaire ou du début d'un nouveau cycle de tensions durables sur l'énergie ? », résume John Plassard.

Outre l'accalmie sur le pétrole, le dollar, valeur refuge, montre également quelques signes de détente : à 7H00 GMT, le billet vert perdait 0,03%, à 1,1612 dollar pour un euro.

De même, le rendement de l'emprunt français à dix ans se stabilise vendredi, après avoir flambé ces derniers jours. A 7H00 GMT, il était stable par rapport à la veille, à 3,46%.

« Dans ce contexte encore fragile, l'attention des marchés se tournera aujourd'hui vers la publication du rapport mensuel sur l'emploi américain », note John Plassard, pour qui ce « dernier indicateur majeur » avant la prochaine réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait « au moins temporairement, calmer la nervosité ambiante ».

La Bourse de Paris attend également une autre donnée macroéconomique : la note de la France par Fitch, qui tombera vendredi soir.

Fitch avait été la première des trois grandes agences de notation à l'abaisser en septembre en raison de l'incertitude politique, mais l'impact possible de la guerre au Moyen-Orient ne devrait pas être pris en compte à ce stade.

Fitch Ratings note actuellement la France A+, considérant ainsi sa dette comme « de qualité moyenne supérieure ».