Le contrat à terme sur l'indice CAC 40 évoluait en baisse de 0,32% une quarantaine de minutes avant l'ouverture du marché à 09H00 heure de Paris. La veille, l'indice vedette avait amorcé un rebond, terminant sur une petite hausse de 0,79% pour s'établir à 8.167,73 points.
« Les marchés européens devraient ouvrir en baisse ce matin, sous la pression de la nouvelle progression des prix du pétrole », commente John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank. Les deux références mondiales du brut, le Brent de la mer du Nord et le WTI gagnaient plus de 3% vers 07H00 GMT. La veille, les cours s'étaient stabilisés pour terminer presque sans changement.
Le « rebond technique des actions » amorcé mercredi en Europe pourrait « être écourté si les nouvelles en provenance du Moyen-Orient, notamment du détroit d'Ormuz, sont mauvaises », estime également Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. La guerre au Moyen-Orient est entrée jeudi dans son sixième jour avec des bombardements israéliens sur Beyrouth. Washington et Israël affichent leur confiance face à un Iran selon eux nettement affaibli.
La veille, la guerre a marqué un développement significatif quand un sous-marin américain a coulé un bateau de guerre iranien dans l'océan indien, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé jeudi les Etats-Unis d'avoir commis une atrocité en coulant la frégate de la marine iranienne et averti qu'ils « regretteront amèrement le précédent créé ».
« Si des rumeurs de discussions entre l'Iran et les États-Unis avaient brièvement alimenté (mercredi) l'espoir d'une détente, le démenti rapide de Téhéran ravive les craintes d'un conflit qui pourrait s'installer dans la durée », explique M. Plassard.
« Un tel scénario ferait grimper les prix de l'énergie, avec le risque de raviver les tensions inflationnistes », poursuit-il. « Et derrière cette hausse de l'inflation se profile toujours le même danger pour les marchés : un ralentissement de la croissance. Le plus mauvais cocktail possible. »


















