Le contrat à terme de l'indice vedette CAC 40 s'affichait en timide baisse de 0,07% une quarantaine de minutes avant l'ouverture du marché à 09H00 heure de Paris.

Vendredi, l'indice vedette parisien CAC 40 a terminé en nette hausse de 1,44%, dépassant son dernier record en clôture qui datait du 21 octobre 2025. Il a aussi signé un nouveau sommet inédit en séance à 8.362,09 points, battant son record précédent du 13 novembre.

« Les marchés européens sont attendus en baisse » ou sans élan lundi à l'ouverture, Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, faisant « désormais l'objet de menaces de poursuites pénales de la part de l'administration Donald Trump, dans un conflit ouvert sur la politique de taux », commente John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

De quoi raviver « brutalement les craintes sur l'indépendance de la Fed », relève-t-il.

M. Powell, a annoncé dimanche dans un communiqué, que la banque centrale américaine avait reçu une convocation de la part du ministère de la Justice, qui pourrait conduire à une mise en accusation, sur la base d'une de ses auditions en juin dernier.

Une convocation qui s'inscrit, selon lui, dans le climat de pressions exercé par le président américain Donald Trump sur l'institution, afin de la pousser à abaisser plus fortement ses taux, alors que l'inflation reste toujours au-dessus de sa cible de 2%.

Le président américain a accusé la Fed de ne pas avoir respecté le budget prévu pour la rénovation de son siège à Washington, estimant qu'il pouvait y avoir des cas de fraude, et avançant un coût total de 3,1 milliards de dollars, contre 2,7 milliards prévus initialement, un chiffre de Jerome Powell dément.

« Cette menace n'est pas au sujet de mon témoignage. C'est un prétexte, la menace de poursuites est la conséquence de la volonté de la Fed de décider de ses taux dans le meilleur intérêt du public plutôt que pour répondre aux préférences du président », a dénoncé M. Powell dans une vidéo publiée sur le site de la banque centrale.

« Powell a souligné que la question clé est de savoir si la Fed peut continuer à fixer les taux d'intérêt sur la base des données économiques et des preuves, ou si la politique monétaire sera dictée par des pressions politiques », souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Parmi les valeurs à suivre :

Sanofi : la Commission européenne vient d'approuver la vente dans l'Union européenne d'un traitement Sanofi, nommé « Teizeild », qui ralentit la progression du diabète de type 1, a annoncé lundi le géant pharmaceutique français dans un communiqué.