En entreprise individuelle (en micro ou au réel), l'entrepreneur exerce en son nom propre : pas de statuts à rédiger, pas de capital à déposer et peu (voire pas) de frais d'immatriculation. En société, les obligations sont plus nombreuses et les frais plus élevés : rédaction des statuts, capital social, greffe et annonce légale.
| Statut | Immatriculation | Bénéficiaires effectifs | Annonce légale | Total minimum |
|---|---|---|---|---|
| Micro-entreprise (commerce, artisanat, libéral) | Gratuit | 0 | ||
| Agent commercial (micro ou EI) | 23,21 | 23,21 | ||
| EI au réel (commercial) | 21,74 | 21,74 | ||
| EI au réel (artisanal) | 45 (15 si déjà inscrit au RCS) | 45 | ||
| EI au réel (libéral) | Gratuit | 0 | ||
| SASU / SAS / SARL / EURL | 33,83 | 19,33 | 124 à 199 | 176 |
| SCI | 43,55 | 19,33 | 191 | 254 |
Sources : Service-Public.fr EI et sociétés.
Si votre banque facture l'ouverture du compte professionnel pour le dépôt de capital, prévoyez 100 euros supplémentaires en moyenne.
Assurance, comptable, site web : ces autres frais qui alourdissent rapidement le budget
Les frais administratifs ne représentent souvent qu'une partie du budget de départ. En société, la rédaction des statuts constitue le premier poste variable : gratuite si l'entrepreneur s'en charge lui-même, elle est facturée entre 50 et 300 euros par les plateformes juridiques, et plusieurs centaines voire plusieurs milliers d'euros par un avocat ou un expert-comptable. Sur ce point, attention aux plateformes affichant un service de création gratuit : la majorité commercialisent en parallèle des services de domiciliation, de comptabilité ou de suivi juridique qui peuvent faire grimper la facture.
L'assurance professionnelle est obligatoire dans certains secteurs (BTP, santé, immobilier) et coûte plusieurs centaines d'euros dès la première année. Côté outils, prévoyez 500 à 2 000 euros pour un site vitrine et 300 à 1 200 euros par an pour un logiciel de comptabilité. En société, le recours à un expert-comptable est quasi incontournable et peut aller de 1 000 à 3 000 euros par an. Sans oublier le dépôt de marque auprès de l'INPI (facultatif) : 190 euros minimum.
Enfin, à l'exception de la SA, le capital social d'une société commerciale est d'1 euro minimum. Mais en pratique, injecter un montant trop faible peut compliquer les relations avec les banques ou certains fournisseurs. Pour une SASU ou une EURL, les experts conseillent généralement entre 1 000 et 5 000 euros pour crédibiliser le projet sans immobiliser trop de trésorerie.
Concrètement, un micro-entrepreneur peut démarrer avec moins de 100 euros. À l'inverse, un artisan qui crée une SARL avec un comptable et une assurance décennale dépassera facilement les 3 000 euros avant même d'émettre sa première facture.
Pour alléger l'addition, les entrepreneurs peuvent mobiliser plusieurs dispositifs d'aide comme l'ACRE, l'ARCE ou encore les prêts d'honneur. Pour affiner leur budget prévisionnel, ils peuvent aussi utiliser le simulateur gratuit de l'Urssaf.

















