62% des clients des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) seraient « prêts à investir une partie de leur épargne dans l’Euro-croissance », selon un sondage sur la clientèle patrimoniale TNS Sofres-BNP Paribas Cardif.

Suite à la publication d’un décret et d’un arrêté relatifs à l’Euro-croissance, les assureurs devraient commencer à commercialiser ce nouveau support d’assurance-vie à la fin 2014 ou au début de l’année 2015.

La 8e édition du baromètre du marché des CGPI et de leurs clients (1) évoque cet attrait pour l’Euro-croissance sans livrer de plus amples précisons sur le sujet.

90% de cette population détient une assurance-vie

Les Français disposant d'un patrimoine financier de 75.000 euros minimum — 10% de la population selon le communiqué de presse — sont toutefois loin de tous faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine : 5%. Leur clientèle se montre très consommatrice de produits d’épargne : elle détient selon ce baromètre « à 90% un contrat d’assurance-vie et à 86% un livret d’épargne ». Par ailleurs, elle « réfléchit principalement à la préparation de sa retraite (47%), à la transmission pour ses descendants (42%) et à la fructification de son capital (40%) ».

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La moitié des sondés déclare attendre « en priorité » des conseils « sur des placements défiscalisants » de la part de leur conseiller. De leur côté, 46% des CGPI évoquaient dans l’édition 2013 de ce baromètre la « recherche de sécurité » de leurs clients. Cette aversion au risque s’amenuise puisque seul un tiers des conseillers en gestion de patrimoine interrogés ont cité la quête de sécurité cette année. En 2014, leur clientèle se montre avant tout friande de conseils sur les produits financiers, cette demande étant évoquée par 40% des CGPI. L’étude ne précise cependant pas en détail leur nature.

(1) Baromètre réalisé sur la base d’une enquête téléphonique réalisée du 26 mai au 13 juin 2014 auprès d’un échantillon de 502 CGPI d’une part (« représentativité assurée par quotas sur la taille de la structure et la région », selon le communiqué de BNP Paribas Cardif) et d’un échantillon de 803 clients et prospects, détenant un patrimoine financier de 75.000 euros et plus, d’autre part.