Pour le directeur général de CNP Assurances, Gilles Benoist, l'assurance-vie, qui a traversé fin 2011 des moments difficiles, est « à un tournant », qui pourrait se traduire par une baisse des versements sur les contrats.

« Je crois que nous sommes à un tournant de l'assurance-vie, en France mais je crois qu'en Italie, elle va vivre le même phénomène », a déclaré le dirigeant en marge de la présentation des résultats 2011 de son groupe.

L'assurance-vie a terminé l'année 2011 sur cinq mois de décollecte nette (retraits supérieurs aux versements) d'affilée, du jamais vu. « L'assurance-vie va retrouver sa vraie vocation, qui n'est pas de concurrencer des produits bancaires de court terme, mais de constituer une vraie réserve d'épargne longue et de financer les retraites et la dépendance », a expliqué Gilles Benoist.

Des flux moindres mais mieux fléchés

Interrogé sur une possible baisse durable des versements sur les contrats d'assurance-vie, privée des apports d'épargnants lui préférant d'autres placements à plus court terme, il a considéré que « ce (n'était) pas exclu » : « Quels que soient les choix qui seront faits après les élections, je pense effectivement que l'épargne courte liquide (facilement mobilisable) sera plus importante ».

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Pour le directeur général du premier assureur de personnes en France, « de ce fait, les flux peuvent être moindres, mais ce n'est pas ça l'important. L'essentiel, c'est de savoir comment ils sont fléchés », avec une affectation claire vers des financements de long terme.