C'est officiel ! Le budget 2026 n'a été que très partiellement censuré par le Conseil constitutionnel. Par conséquent, la loi de finances pour 2026 va finalement être promulguée, en cette fin février, après des mois de discussions. Si certaines mesures nécessitent la parution de décrets ou arrêtés pour être applicables, plusieurs vont entrer en vigueur sans tarder et elles auront des conséquences pour vos finances.

Réouverture du guichet MaPrimeRenov'

C'est l'une des mesures les plus attendues par les particuliers. Après une année 2025 marquée par les arrêts et reprises du dispositif et une nouvelle suspension du guichet début 2026 faute d'adoption du budget, il va être à nouveau possible de demander l'aide à la rénovation MaPrimeRenov' dans les jours à venir. A noter, un changement pour les rénovations d'ampleur.

Revalorisation du barème de l'impôt sur le revenu

Concernant l'imposition de vos revenus, le barème sera bien indexé sur l'inflation, avec une hausse de 0,9% en 2026. Objectif : « neutraliser ses effets sur le niveau d'imposition des ménages ». Une forme de compromis alors qu'une revalorisation de 1,1% avait été votée par les députés, quand le gouvernement plaidait pour un gel du barème, ce qui aurait pu pousser 200 000 nouveaux foyers à devenir imposables en 2026.

Impôt sur le revenu : voici le nouveau barème 2026 proposé par le gouvernement

Rehaussement à 2 000 euros du plafond des dons Coluche

Le plafond du dispositif de réduction d'impôt à 75%, dit Coluche, est doublé (de 1 000 à 2 000 euros). Il sera donc possible d'obtenir jusqu'à 1 500 euros de réduction d'impôt. Le dispositif concerne les dons aux associations et organismes d'aide aux personnes en matière de repas, de logement, de soins médicaux et de violences conjugales réalisés à partir du 14 octobre 2025.

Cette réduction d'impôt va bien passer à 1 500 euros maximum en 2026

Prorogation de la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR)

La contribution différentielle sur les plus hauts revenus (CDHR) avait été créée par la loi de finances pour 2025. La mesure est reconduite dans le budget 2026 jusqu'à ce que le déficit repasse sous le seuil de 3% du PIB. Concrètement, elle impose aux 24 000 foyers les plus aisés (dont le revenu annuel dépasse 250 000 euros pour un célibataire et 500 000 euros pour un couple), un taux moyen minimum de 20% d'imposition.

Prorogation de l'exonération des pourboires

Bonne nouvelle pour les personnes travaillant dans le secteur de la restauration et autres professionnels amenés à recevoir des pourboires. La défiscalisation, en vigueur depuis 2022, avait déjà été prorogée jusqu'au vote du budget par une instruction au Bulletin officiel des finances publiques (Bofip). L'exonération sera maintenue jusqu'au 31 décembre 2028.

Impôts, immobilier locatif, APL, RSA... Tout ce qui change (au final) avec le budget 2026