Les trois organisations patronales et la CFDT, FO et la CFTC ont posé trois conditions pour poursuivre les négociations sur les ruptures conventionnelles souhaitées par le gouvernement, qui a fixé l'objectif de faire économiser 400 millions d'euros par an à l'assurance chômage.
Ils lui ont demandé de retirer la lettre de cadrage envoyée par l'ex-Premier ministre François Bayrou au mois d'août invitant les partenaires sociaux à négocier une nouvelle fois sur l'assurance chômage, dans le but de dégager deux milliards d'euros d'économies par an dès 2026.
Ils ont aussi demandé, pour achever la dernière réforme de l'assurance chômage, la parution d'un décret d'application réduisant de six à cinq mois la durée minimale d'affiliation pour les primo-entrants à France Travail, ainsi que l'agrément d'un avenant bonus-malus sur les contrats courts établi au mois de juillet.
« On va régler la chose, il y aura une réponse au courrier », a expliqué Jean-Pierre Farandou au cours d'une rencontre avec des journalistes organisée par l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), assurant se trouver « encore dans la phase de confiance » avec les partenaires sociaux.
Le patronat souhaite un milliard d'euros d'économie
Le ministre a souligné que le Premier ministre Sébastien Lecornu, auquel les trois organisations patronales et trois syndicats (CFDT, FO, CFTC) avaient adressé leurs demandes, avait eu « beaucoup de choses à faire » ces derniers temps.
Toutefois, « la phase de confiance s'arrêtera à un moment si on doit constater qu'elle ne s'est pas suivie d'effet », a averti Jean-Pierre Farandou. « L'intention de supprimer la lettre de cadrage générale est toujours là, on n'a pas changé d'avis, mais ce qui compte, c'est l'honnêteté intellectuelle des uns et des autres », la détermination des partenaires « à vraiment vouloir converger », a-t-il estimé, avertissant que dans le cas contraire, il prendrait ses « responsabilités ».
Dans le cadre des négociations, le patronat a exprimé le souhait d'économiser non pas 400 millions d'euros par an, mais un milliard et de ne pas se limiter au sujet des ruptures conventionnelles pour évoquer beaucoup plus largement les conditions d'indemnisation des demandeurs d'emploi.






















