Le marché français de l'assurance vie a réalisé en avril une collecte nette de 1,6 milliard d'euros, en légère accélération par rapport au mois précédent, porté notamment par les unités de compte, selon des chiffres publiés lundi par la Fédération française de l'assurance.

En mars, la collecte nette avait représenté 1,5 milliard d'euros. L'assurance vie a ainsi moissonné de janvier à fin avril une collecte nette cumulée de 6,4 milliards d'euros, précise la fédération de l'assurance (FFA) dans un communiqué. « L'évolution favorable de la situation sanitaire induit un changement de comportement des épargnants et accélère le retour à la normale pour les réseaux de distribution », pointe dans le communiqué Franck Le Vallois, directeur général de la FFA, après une année 2020 chahutée par la crise sanitaire.

Les cotisations du mois d'avril 2021 se sont élevées à 13,1 milliards d'euros. Elles ont plus que doublé par rapport au même mois de 2020 (6,5 milliards d'euros), qui avait toutefois été marqué par la quasi mise à l'arrêt des réseaux de distribution lors du premier confinement et d'une forme d'attentisme de la part des épargnants. De manière plus comparable, les cotisations ont progressé de 2% par rapport à avril 2019.

UC : 11 milliards d'euros en 2021

La collecte a été essentiellement portée par les unités de comptes, ces placements dont le capital n'est pas garanti mais qui se révèlent potentiellement plus rémunérateurs pour les épargnants et moins gourmands en capitaux prudentiels pour les assureurs. La collecte nette en unités de compte a ainsi atteint près de trois milliards d'euros en avril et presque 11 milliards d'euros depuis le début de l'année, soit « des niveaux inobservés depuis 2007 », souligne la fédération de l'assurance. La part des unités de compte (UC) dans les cotisations s'est ainsi établie à 37% sur le mois d'avril, contre 34% en moyenne en 2020.

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« Cette dynamique des supports en UC confirme l'appétence croissante des Français à diversifier leur épargne pour améliorer leur espérance de rendement à long terme », pointe la FFA. Ce mouvement se fait au détriment des placements dits en « euros », dont le capital est lui garanti, mais que les assureurs peinent à rémunérer dans le contexte actuel de taux d'intérêts très bas voire négatifs. Fin avril, les encours des contrats d'assurance vie ont atteint 1.818 milliards d'euros, en progression de 4,5% sur un an.