L'Afer, première association française d'épargnants avec plus de 750 000 adhérents, a annoncé mercredi une baisse du taux de rémunération de son fonds en euros en 2020, de 1,85% à 1,70%.

C'est la huitième année de baisse d'affilée du rendement offert par l'Afer, dont les contrats sont gérés par l'assureur britannique Aviva, qui souhaite céder sa filiale française. Cette baisse du rendement de l'Afer, qui fait généralement office de baromètre pour les autres contrats d'assurance vie en France, n'est guère étonnante, les fonds en euros, dont le capital est garanti, souffrant de la baisse des taux obligataires souverains. Les obligations d'État constituent en effet une importante part des actifs des fonds en euros et les taux négatifs observés en 2018 et 2019 au sein de la zone euro pèsent sur les rendements.

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L'Afer a également puisé dans ses réserves à hauteur de 81 millions d'euros. Au sein de l'association, les provisions pour participation aux bénéfices (PPB) doivent en effet être restituées aux assurés au bout de 6 ans maximum, contre un maximum de huit ans dans la loi. La PPB est encore dotée de 269 millions d'euros.

« Indécent de contester les fonds en euros »

Malgré cette nouvelle baisse du rendement, Gérard Bekerman, le président de l'Afer, a prédit un « bel avenir » au fonds en euro, lors d'une conférence de presse. « Ces fonds ont donné satisfaction aux assurés, mais aussi aux assureurs pendant près d'un demi siècle » et il est « indécent de les contester aujourd'hui », a-t-il déclaré, alors que plusieurs assureurs cherchent à attirer leurs clients sur les supports en unités de compte, plus rémunérateurs, mais aussi plus risqués, en restreignant l'accès aux fonds en euros.

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Les unités de compte de l'Afer ont connu en 2020 des performances « contrastées » avec des indices boursiers qui ont connu une volatilité historique avec la crise du Covid-19.

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