Le coup de tonnerre a retenti au milieu de lété : la directrice générale « monde » du groupe Aviva, Amanda Blanc, a annoncé que lassureur va concentrer ses efforts sur les marchés les plus porteurs du groupe : le Royaume-Uni, lIrlande et le Canada.
Suite à cette annonce, la volonté de vendre Aviva France nétait plus un secret, et la cession se précise, comme le rapporte le quotidien Les Echos : « Depuis le 6 août, un certain nombre de marques dintérêt pour Aviva France ont déjà été exprimées mais Aviva France ne souhaite pas les commenter », déclare lassureur dans le quotidien, suite à une réunion rassemblant des collaborateurs du groupe et Patrick Dixneuf, directeur général dAviva France et Aviva Europe. Le processus de vente est donc bien engagé. Lintersyndicale de lassureur évoque « une vingtaine de repreneurs potentiels ».
L'Afer, trois quarts des encours d'Aviva France
Aviva France est le 8e gestionnaire dassurance vie en France selon les données de la Fédération française de lassurance (FFA), avec 74 milliards deuros fin 2018. Mais lassociation dépargnants Afer, et ses plus de 760 000 adhérents, pèse à elle seule 55 milliards deuros fin 2019. Autrement dit, près des trois quarts des encours dassurance vie gérés par Aviva France sont cantonnés à lAfer !
Gérard Bekerman, président de lAfer, a affirmé à LAgefi que les « accords » liant lAfer et Aviva « prévoient un droit de veto en cas de cession du portefeuille ou de changement de contrôle ». Si le choix du repreneur reviendra à la direction du groupe Aviva, Gérard Bekerman prévient donc quil ne se laissera pas imposer un « mariage forcé » : « Il y aura probablement une cession, mais il faut que le nouveau partenaire, inconnu à ce jour, comprenne lADN de lAfer. » Selon LAgefi, la direction dAviva France reste pour lheure floue sur le calendrier de la cession à venir.


















