Fin 2015, « 70% du marché de lassurance-vie proposera des contrats euro-croissance », annonce ce jeudi la Fédération française des sociétés dassurance (FFSA), contre 35% selon elle en décembre 2014. Sagira-t-il réellement de contrats euro-croissance ? Probablement pas. A lexception de BNP Paribas Cardif, peu dassureurs prévoient de lancer un contrat monosupport euro-croissance, les autres privilégiant lintégration dun fonds de ce nouveau genre à côté du ou des fonds en euros et des supports en unités de compte dans le cadre dun contrat multisupports.
Surtout, tous ces supports ne pourront pas afficher lappellation euro-croissance. LAssociation française de lassurance, qui regroupe les deux grandes fédérations professionnelles du secteur, la FFSA et le Gema, a publié la semaine dernière un « enrichissement [de son] recueil des engagements déontologiques », avec notamment un nouvel engagement sur ces nouveaux supports (1).
Pour rappel, leuro-croissance a été présentée en octobre 2013 par le ministre de lEconomie de lépoque comme le « 3e pilier de lassurance-vie ». Le principe : un support assurant une garantie en capital à condition de le détenir un minimum de 8 ans. En échange de quoi le rendement sera potentiellement plus élevé que celui des fonds en euros, à capital garanti à tout moment.
Euro-croissance = un capital garanti à 100%
Quel niveau de garantie en capital ? Les assureurs ont décidé de réserver lappellation euro-croissance, ou plutôt « eurocroissance » selon lorthographe choisie par la FFSA et le Gema, aux fonds ou supports « qui offrent une garantie des sommes investies au moins égale à 100% à un horizon donné dau moins 8 ans ».
Les fonds « croissance » proposés dans le cadre dun contrat dassurance-vie ne comportent donc quune « garantie partielle » voire « pas de garantie ». Dans les faits, les assureurs ayant déjà lancé un fonds croissance optent pour une garantie allant de 80% à 100% du capital, le niveau étant fixé dans le contrat selon le choix du client. La durée au terme de laquelle cette garantie en capital est assurée varie aussi selon les supports, de 8 ans à parfois plus de 30 ou 40 ans, là encore en fonction du choix du client.
Informer clairement lassuré sur léchéance
Afin que ces choix soient réalisés en connaissance de cause, « la profession » a aussi souhaité « définir des bonnes pratiques en matière dinformation et de commercialisation ». Parmi elles, le fait quun conseiller en assurances de personnes doit attirer lattention du souscripteur sur le niveau de garantie en capital ainsi que sur « la durée au terme de laquelle la garantie est acquise ». « Un bilan de la première année de commercialisation sera effectué par la profession », assurent Gema et FFSA.
Lire aussi le calendrier des lancements prévus de supports croissance et euro-croissance
(1) Engagement approuvé par lassemblée générale de la Fédération française des sociétés dassurance (FFSA) le 17 décembre 2014 et par la commission exécutive du groupement des entreprises mutuelles dassurance (Gema) le 8 janvier 2015.

















