Les chiffres de novembre confirment « la poursuite de la trajectoire commerciale porteuse » observée depuis le début de l'année. « L'assurance vie confirme sa solidité, confirme la confiance aussi que les épargnants lui portent », a déclaré Paul Esmein, directeur général de France Assureurs lors d'une conférence téléphonique.

Sur les 11 premiers mois de 2025, les cotisations s'élèvent à 176 milliards d'euros, en hausse de 14,9 milliards d'euros, soit 9% par rapport aux onze premiers mois de l'année 2024. Cette évolution concerne à la fois les supports en unités de compte (UC, +13%) et ceux en euros, au capital garanti (+7%).

Le versement des prestations s'est inscrit en très léger recul par rapport à novembre 2024, à 10,9 milliards d'euros. Mais sur 11 mois (janvier à novembre), les prestations sont en repli de 5%, soit 6,9 milliards d'euros, s'établissant à 126,5 milliards d'euros. L'effet croisé de la hausse de la collecte brute et du recul des prestations aboutit en novembre à une collecte nette de 4,8 milliards d'euros, proche du plus haut historique de 2006.

Sur les 11 premiers mois de 2025, la collecte nette s'est élevée à 49,4 milliards d'euros et a été supérieure de 21,8 milliards d'euros à celle de 2024 sur la même période. Cette collecte nette positive concerne à la fois les supports en euros (10 milliards d'euros) et les supports en UC (39,5 milliards d'euros). Cela porte l'encours de l'assurance vie à 2 106 milliards d'euros, en hausse de 6,3% sur un an.

100 000 nouveaux PER chaque mois

Par ailleurs, M. Esmein a indiqué que le plan épargne retraite (PER) était maintenant un « produit installé commercialement dans le paysage avec 100 000 nouveaux contrats par mois », sans préciser les chiffres de collecte et d'encours.

Dans les prochains mois, l'assurance vie « devrait bénéficier d'un contexte porteur », avec l'augmentation de « l'écart de rendement entre les fonds en euros et celui de l'épargne réglementée » comme le Livret A, des prévisions sur l'évolution des marchés actions « plutôt encourageantes » et « la fermeture des plans d'épargne logement ouverts depuis plus de quinze ans », assure Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne dans une note.

« Entre 2026 et 2030, 3,2 millions de PEL sont concernés pour un encours de 93 milliards d'euros. Les titulaires de vieux PEL devraient se tourner vers l'assurance vie, qui devrait les satisfaire tant sur le plan du rendement que de la garantie en capital et de la fiscalité », selon M. Crevel.

De plus, les contrats d'assurance vie s'annoncent un peu plus rémunérateurs pour les épargnants, avec l'annonce de premiers taux de rendement stables ou en légère hausse par rapport à l'an dernier.