Pour aider les parents aux revenus modestes à faire face aux dépenses importantes accompagnant la venue d’un enfant, et durant les premières années, la Caf peut octroyer des aides allant de quelques dizaines à plusieurs centaines d’euros par mois et par enfant.

L’arrivée d’un enfant dans une famille est un grand événement. Pour autant, cette nouvelle aventure ne doit pas vous faire perdre de vue qu’accueillir un nouveau-né a un coût. Achat du matériel de puériculture, préparation de la chambre de bébé, vêtements… Avant même l’arrivée de bébé, l’étude de l’Institut des mamans estime que les futurs parents dépensent en moyenne 1 560 euros. Un budget qui explose après la naissance : selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), les couples avec enfants dépensent en moyenne 8 400 euros de plus par an par rapport aux couples sans enfant. Alors, comment se préparer financièrement à cet heureux évènement ? Le point sur les aides auxquelles les parents peuvent prétendre.

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1 - La prime à la naissance

La prime à la naissance est certainement le dispositif de soutien financier aux jeunes parents le plus connu. Depuis le 1er avril, elle est fixée à 947,34 euros par enfant (1 894,68 euros pour des jumeaux). Celle-ci est attribuée sous conditions de ressources. Ainsi, pour 2020, un couple avec 2 revenus, ayant leur premier enfant, doit gagner moins de 42 509 euros par an. Dans le détail, la Caf se base sur le revenu net catégoriel – revenu diminué des charges (pensions alimentaires, frais d’accueil…) – de 2018 pour les demandes de prime de 2020. Pour faire valoir son droit à la prime de naissance, le couple doit déclarer la grossesse dans les 14 premières semaines à sa Caisse d’allocations familiales (Caf) et à sa caisse primaire d’Assurance maladie (Cpam). La demande est traitée au cours du 6e mois de grossesse. Si elle est acceptée, la prime est versée quelques semaines après la naissance.

La prime à la naissance se décline aussi en prime à l’adoption. Les conditions de ressources et les modalités de versement sont les mêmes. Mais son montant est supérieur : cette prime atteint 1 895 euros depuis le 1er avril.

2 - L’allocation de base de la Paje

Attribuée également par la Caf, l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) est versée chaque mois jusqu’aux 3 ans de l’enfant. Son montant varie en fonction du nombre d’enfants à charge et des ressources de la famille. Elle est plafonnée depuis le 1er avril dernier à 171,74 euros par mois. C’est, par exemple, ce à quoi peut prétendre un couple avec un enfant, dont un seul conjoint a un emploi, rémunéré moins de 26 923 euros par an. Là encore, la Caf s’appuie pour les demandes de 2020 sur les revenus nets catégoriels de 2018. En cas naissances multiples, cette aide est cumulable avec l’allocation journalière de présence parentale et l’allocation de soutien familiale pour les enfants adoptés. En revanche, en cas de second enfant de moins de 3 ans, il n’est pas possible de toucher simultanément 2 allocations de base.

Tout comme la prime à la naissance, l’allocation de base de la Paje se décline aussi pour les personnes qui adoptent. Elle est aussi versée pendant 3 ans à partir de l’arrivée de l’enfant ou du jugement d’adoption. Que les 3 ans soient écoulés ou non, son versement s’arrête aux 20 ans de l’enfant. Son montant comme le plafond de ressources sont les mêmes que pour l’allocation de base versée pour un enfant naturel.

3 - La prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE)

Pour les parents souhaitant réduire ou arrêter totalement leur activité professionnelle pour s’occuper de leur enfant, il existe une aide spécifique : la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE). Pour y prétendre, l’enfant doit avoir moins de 3 ans (ou 20 ans en cas d’adoption) et le parent doit avoir validé au moins 8 trimestres de cotisations vieillesse durant un laps de temps qui dépend du nombre d’enfants au sein du foyer. Le montant de cette allocation dépend aussi d’un certain nombre de critères. Notamment, en cas de cessation totale d’activité, il est possible d'obtenir jusqu’à 398,40 euros par mois. En cas de cessation partielle d’activité, ce montant est réduit à 257,55 euros par mois pour un mi-temps ou moins, et à 148,56 euros par mois si le parent conserve entre 50% et 80% de son activité professionnelle. Il est possible de cumuler 2 PreParE. Mais dans ce cas, le montant des deux versements cumulés est plafonné à 398,40 euros.

4 - Le complément de libre choix du mode de garde

Pour aider les parents à faire garder leur enfant, notamment au moment de reprendre le travail, ils peuvent demander le complément de libre choix du mode de garde. Celui-ci est versé jusqu’aux 6 ans de l’enfant, quel que soit le mode de garde choisi (assistant maternel agréé, crèche, garde à domicile…). Son montant varie grandement selon les revenus des parents, le nombre et l’âge des enfants mais aussi selon la solution de garde choisie. Par exemple, si le foyer emploie directement un assistant maternel pour s’occuper de son enfant unique, il peut recevoir entre 89 euros et 470 euros par mois. Dans tous les cas, au moins 15% des frais restent à la charge des familles.

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5 - L’aide financière individuelle de la CPAM pour la grossesse

En cas de grossesse difficile et pour des personnes modestes, l’Assurance-maladie peut, en plus du traditionnel congé maternité et du congé pathologique, verser une aide financière complémentaire. Elle s'adresse aux futures mamans rencontrant des problèmes de santé importants, invalides ou victimes d’un accident du travail. Cette somme, qui dépend du budget dédié à l’action sanitaire et social de l’Assurance maladie locale, peut ainsi être dédiée à l'emploi d'une aide à domicile.