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Taxes, succession, enterrement : combien ça coûte de mourir ?

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Une femme face à ses factures
© Gina Sanders - Fotolia.com

Frais d'enterrement, concession, frais de succession… Mourir peut coûter cher : comptez a minima 3 000 à 4 000 euros, et beaucoup plus selon les services choisis et le patrimoine transmis. Petit décompte des frais obligatoires et accessoires.

L’enterrement

Selon l’association UFC-Que Choisir, qui a publié une enquête en octobre, le coût moyen d’une inhumation – hors caveau et concession – est de 3 815 euros, celui d’une crémation se montant à 3 986 euros. Voici le détail des tarifs auxquels vous devez vous attendre.

La chambre funéraire. Optionnel, ce service est aujourd’hui quasiment systématiquement demandé par les familles : les veillées à domicile sont extrêmement rares. Comptez autour de 300 euros pour un forfait de 3 à 4 jours en chambre mortuaire.

Les soins de conservation du corps. Là encore, rien d’obligatoire, même si la plupart des familles les demande. Sans soins, le corps du défunt doit en effet être placé dans un cercueil fermé, sans possibilité de l’ouvrir au moment des cérémonies. Une prestation facturée entre 200 et 500 euros.

Les cérémonies. Le coût d’un office religieux dépend de l’archevêché. Il est généralement compris entre 100 et 200 euros (par exemple, 180 euros à Rennes). Pour l’organisation d’une cérémonie civile, avec maître de cérémonie et porteurs de cercueils, l’entreprise des pompes funèbres peut facturer plusieurs centaines d’euros. Ces frais sont bien entendus facultatifs.

L’inhumation. C’est encore le choix le plus courant, retenu dans près de 70% des cas. Le coût de la mise en bière est estimé entre 60 et 80 euros. A cela s’ajoute le coût du cercueil, qui peut peser lourd : l'UFC-Que Choisir a reçu des devis entre 490 et 1 576 euros, mais on trouve également des modèles haut de gamme à plus de 3 000 euros. Quant à la concession, son coût est extrêmement variable selon les communes. Pour une durée de 30 ans, la tendance actuelle, les prix peuvent s’échelonner entre 50 euros pour une fosse pleine terre et 1 000 euros pour un caveau. Dans la capitale, les prix d'une concession pour une durée de 30 ans peuvent dépasser les 2 500 euros selon un rapport d'octobre 2018 de la Chambre régionale des comptes d'Ile-de-France consacré au « contrôle de gestion des cimetières et opérations funéraires par la ville de Paris ».

La crémation. Les tarifs pratiqués dépendent du crématorium. Si l'UFC-Que Choisir relève des frais entre 297 et 1185 euros, on observe une moyenne aux alentours de 600 euros. A noter que des frais kilométriques s’appliquent généralement : plus le lieu de crémation est éloigné du défunt, plus le coût est élevé. Signalons aussi que la dispersion des cendres est parfois facturée dans certaines communes (quelques dizaines d’euros). Quant à l’urne, non obligatoire, elle peut coûter entre 70 et 200 euros selon les modèles.

La marbrerie. C’est sans doute le poste de dépense le plus cher d’un enterrement. Le coût d’une pierre tombale peut se monter à plus de 10 000 euros. Pour une simple gravure, quelques centaines d’euros peuvent être demandées.

Les taxes et démarches administratives

Les démarches administratives. Il n’est pas obligatoire de passer par les pompes funèbres, mais s’en décharger est souvent apprécié dans ces moments compliqués. Les coûts en revanche sont très variables : l'UFC-Que Choisir relève des devis allant de 59 à 840 euros.

L’avis d’obsèques dans la presse. Là aussi, il existe une grande variété de prix en fonction de la taille de l’encart et de la parution. Pour une diffusion dans une édition d’un quotidien régional, les tarifs commencent à partir de 40 euros.

Les taxes. Certaines municipalités prévoient des taxes d’inhumation, de crémation et de convoi. Là encore, les tarifs fluctuent beaucoup selon les communes. A titre d’exemple, l’association de consommateurs relève une taxe de convoi de 30,05 euros à Vienne et de 107 euros à Marseille.

Les droits de succession

Les droits de succession. Ils obéissent à un barème qui dépend du montant de l’héritage et du degré de parenté avec le défunt. Un abattement personnel est d’abord retranché (une fois en 15 ans) de l’actif successoral, c’est-à-dire de la part qui vous revient en tant qu’héritier. Cet abattement peut s’élever à 100 000 euros si vous êtes un parent ou un enfant du défunt. Il se monte à 15 932 euros si vous êtes un frère ou une sœur.

Une fois ce montant retranché, un taux de droit est appliqué à ce qui reste, soit à la part taxable de l’héritage. Il va de 5% pour un héritier en ligne direct avec une part taxable inférieure à 8 072 euros, à 60% pour les héritiers au delà du 4e degré. Un simulateur de calcul de droits de succession est accessible en ligne.

Voir aussi : que vous restera-t-il après avoir payé les droits de succession ?

Les frais de notaire. Aux droits de succession s’ajoutent généralement les frais de notaire. Le recours à un notaire est très courant, bien qu’il ne soit obligatoire que dans certains cas : lorsque le patrimoine comporte un bien immobilier, lorsque le montant de la succession atteint 5 000 euros ou quand il existe un testament.

Les frais de notaire couvrent les actes effectués dans le cadre de la succession : identification des héritiers, interrogation du fichier central des dernières volontés, vérification d’une donation effectuée du vivant du défunt etc. Auxquels s’ajoutent différents droits et taxes reversés à l’Etat et aux collectivités territoriales.

Les actes notariés répondent la plupart du temps à un tarif réglementé, que l’on retrouve en ligne sur le site Service public. Les émoluments peuvent être fixes ou proportionnels. Ainsi, un inventaire est facturé 92,31 euros. Le partage de la succession dépend en revanche du montant de l’héritage. Pour une somme de 10 000 euros, elle est taxée à 2,034%, soit la somme de 203 euros.

Type d’acte réalisé

Valeur du bien
Tranches d'assiette

Coût
Acte de notoriété57,69 € (69,23 € TTC)
Inventaire76,92 € (92,31 € TTC)
Certificat de propriété

< 3 120 €

15,38 € (18,46 € TTC)
> 3 120 €0,493 % de la valeur du bien

Attestation de propriété
(attestation notariée)

0 à 6 500 €

1,972 % de la valeur du bien

6 500 € à17 000 €

1,085 % de la valeur du bien

17 000 € à 30 000 €

0,740 % de la valeur du bien
> 30 000 €0,542 % de la valeur du bien

Déclaration de succession

0 à 6 500 €

1,578 % de l'actif brut

6 500 € à 17 000 €

0,868 % de l'actif brut

17 000 € à 30 000 €

0,592 % de l'actif brut
> 30 000 €0,434 % de l'actif brut

Partage de la succession

0 à 6 500 €

4,931 % de l'actif brut

6 500 € à 17 000 €

2,034 % de de l'actif brut

17 000 € à 60 000 €

1,356 % de de l'actif brut
> 60 000 €1,017 % de de l'actif brut

Délivrance de legs avec décharge,
quittance ou acceptation

0 à 6 500 €

1,972 % de la valeur du bien

6 500 € à 17 000 €

1,085 % de la valeur du bien

17 000 € à 30 000 €

0,740 % de la valeur du bien
> 30 000 €0,542 % de la valeur du bien

Délivrance de legs sans décharge,
quittance ou acceptation

0 à 6 500 €

0,986 % de la valeur du bien

6 500 € à 17 000 €

0,542 % de la valeur du bien

17 000 € à 30 000 €

0,370 % de la valeur du bien
> 30 000 €0,271 % de la valeur du bien

Lire aussi : ce que va « gagner » le notaire à votre décès

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© MoneyVox / RD / Décembre 2019

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Commentaires

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Publié le 10 décembre 2019 à 15h07 - #1j. palmo
  • Femme
  • 59
  • 84 ans

début mai j'ai perdu mon époux, chez nous, - car il voulait mourir chez lui - les funérailles, cérémonie religieuse, crémation, en-cas après -le crématorium, parutions dans les journaux, etc :
pas loin de 10.000 e Et mourir un dimanche coûte plus cher.

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