Grâce à une reprise économique meilleure que prévu en 2021, le gouvernement table sur un déficit public et un taux de dette publique plus faibles qu'anticipé cette année et en 2022, a annoncé jeudi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

« Une partie des fruits de la croissance doit aller à la réduction des déficits et à la baisse de la dette publique », a défendu le ministre, en présentant à la presse le cadrage macroéconomique du projet de budget pour 2022.

Il table désormais sur un déficit de 8,4% du PIB cette année, contre environ 9% précédemment, et de 4,8% l'an prochain (hors plan d'investissement et mesures sur la formation).

La dette publique devrait elle terminer l'année un peu en dessous de 116% du PIB, un record, et ce ratio redescendrait à 114% l'an prochain, selon les prévisions du ministère de l'Economie, dévoilées en amont de la présentation du projet de loi de finances en conseil des ministres le 22 septembre.

Jusqu'ici, le gouvernement tablait sur une dette publique supérieure à 117% cette année et de 115,7% l'an prochain.

En 2020, le déficit avait atteint un record de 9,4% et la dette publique avait flambé à 115,1% du PIB.

Mais le rebond économique après la récession record de l'an dernier (-8%) est plus important qu'attendu. Le gouvernement a révisé cet été à 6% sa prévision de croissance pour cette année – l'Insee table même sur 6,25% – et il prévoit une croissance soutenue de 4% l'an prochain.

Cela laisse augurer de meilleures recettes fiscales, indique-t-on à Bercy, qui veut donc en utiliser une partie pour amorcer le rétablissement des finances publiques.

Mais ces prévisions n'intègrent pas les crédits qui seront alloués au futur plan d'investissement, dont la finalisation prend du retard et qui sera intégré à la loi de finances durant le débat parlementaire.

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Ni le financement du revenu d'engagement pour les jeunes, encore en discussion, ou d'autres mesures pour la formation, annoncées mercredi par le Premier ministre Jean Castex.

Pour le reste, ce budget entérinera une nouvelle hausse non négligeable des dépenses, avec près de 11 milliards d'euros supplémentaires de dotation aux différents ministères.

Et peut-être même un peu plus, prévient-on à Bercy.

Des mesures ciblées en faveur du pouvoir d'achat des ménages, par exemple concernant leurs dépenses d'énergie, ne sont pas exclues si la hausse des prix se poursuit.