« Nous proposerons l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation complète, pas en partie. Il est hors de question de geler ce qu'on appelle le barème », ce qui générerait « mécaniquement une hausse d'impôts pour l'ensemble des Français », a développé sur BFMTV la représentante du gouvernement, Maud Bregeon, sans donner plus de détails sur le coût de cette mesure.
Ne pas geler le barème pourrait même générer « une petite baisse d'impôt (...) parce que vous augmentez légèrement l'ensemble des tranches sur la base de l'inflation », a précisé Mme Bregeon.
Contribution des retraités
L'exécutif reste néanmoins à la recherche de 30 milliards d'euros d'économies pour réduire le déficit et la dette publics. Il envisage de mettre à contribution les retraités à hauteur de 6 milliards.
Mais « les retraités ne porteront pas l'effort central de ce budget », « aucun retraité ne verra évidemment sa pension diminuer » et « les retraités les plus modestes (seront) évidemment principalement préservés », a assuré Mme Bregeon.
Pour autant, avec les députés, qui débattront du projet de budget à partir du mois d'octobre, « on va se poser la question de la répartition de l'effort », a-t-elle dit. Le ministre des Comptes publics David Amiel avait affirmé vendredi qu'il faudrait choisir entre l'indexation des pensions sur l'inflation et le maintien de l'abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités.
Interrogée pour savoir si le gouvernement entendait cette fois négocier un accord de non-censure avec le Rassemblement national, après celui avec les socialistes l'an dernier, Mme Bregeon a répondu que le gouvernement était « ouvert à discuter avec tous les parlementaires » et n'avait pas l'intention de « trier les élus ». Mais « il n'y aura pas de négociations de couloir », il y aura « une discussion démocratique au Parlement » et « on verra qui vote quoi », a-t-elle affirmé.
La cheffe des députés RN Marine Le Pen a semblé faire une ouverture sur le budget en donnant samedi sa préférence à l'adoption d'un budget même « imparfait » cet automne, tout en exposant des lignes rouges.
Budget : « pas illogique de faire appel à un effort des retraités », selon Farandou




















