Faire contribuer les retraités, « ce n'est pas une bonne idée, mais ça peut être une nécessité », a jugé le ministre sur Europe 1/CNews. « Il n'est pas anormal, il n'est pas illogique, de faire appel à un effort des retraités », a-t-il poursuivi

Ensuite, « il faut déterminer quels retraités et quelle nature d'effort », a-t-il ajouté, tout en assurant qu'il ne « s'avancerait pas sur les seuils ».

Le gouvernement cherche à dégager environ 30 milliards d'euros d'économies en 2027, principalement par une réduction des dépenses. Dans ce cadre, les retraites figurent parmi les pistes examinées.

Vendredi, le ministre du Budget, David Amiel, avait souligné qu'il faudrait choisir entre l'indexation des pensions sur l'inflation et le maintien de l'abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités.

« Si l'on veut réduire le déficit, il faut réaliser au moins 6 milliards d'euros d'économies sur les pensions de retraite de base en 2027 », a expliqué son cabinet samedi à l'AFP.

Aucune retraite réduite l'année prochaine ?

La question étant particulièrement sensible, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a confié aux ministres du Budget, du Travail et des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, le soin de consulter les groupes politiques au Parlement à ce sujet.

« Il faut laisser faire le process, on verra bien ce qu'il va arriver », a assuré dimanche M. Farandou, se refusant à détailler les pistes avancées par son homologue du Budget.

« La désindexation, je n'aime pas », a-t-il toutefois affirmé. « Qu'on soit très clair, aucune retraite ne sera réduite l'année prochaine. On parle de combien on réévalue », a-t-il également insisté.

Il a par ailleurs plaidé pour que la revalorisation des retraites fasse l'objet d'une négociation annuelle avec les partenaires sociaux. « Ce que je mets au débat, c'est de traiter justement la revalorisation des retraites comme les salaires par une négociation annuelle de revalorisation », sur le modèle des retraites complémentaires, a-t-il expliqué, tout en précisant que « la responsabilité resterait à l'État ».