L'Autorité de la concurrence a validé lundi le rachat de la filiale française de l'assureur britannique Aviva par le mutualiste Aéma, né du rapprochement d'Aésio et Macif.

« Compte tenu de la part de marché de la nouvelle entité et du nombre important d'acteurs dans le secteur concerné par l'opération, l'Autorité a considéré que l'opération n'était pas de nature à porter atteinte à la concurrence », et l'a donc autorisée « sans conditions », souligne un communiqué diffusé par le régulateur.

Aéma a mis 3,2 milliards d'euros sur la table pour racheter Aviva France et tenter de devenir le champion des mutualistes français, une place actuellement occupée par Covéa (MAAF, MMA, GMF). Selon les chiffres sur lesquels s'est appuyée l'Autorité de la concurrence, le groupe revendiquera un chiffre d'affaires de plus de 14 milliards d'euros, contre actuellement 8,2 milliards pour Aéma.

Économisez sur les frais et gagnez jusqu'à 400 € grâce à notre comparatif des assurances vie

Aviva France est un acteur généraliste de l'assurance présent à la fois sur l'épargne retraite, l'assurance dommages, la prévoyance, l'assurance santé, la gestion d'actifs ainsi que l'assurance des professionnels. Le futur groupe devrait couvrir un Français sur six, selon des déclarations d'Adrien Couret, directeur général d'Aéma, faites à l'AFP en février, au moment de l'annonce du rachat.