Dans cette affaire, Gabrielle X avait souscrit un contrat dassurance-vie auprès de la Fédération continentale et assuré par Generali Vie. Suite à son décès en décembre 2008, sa fille, Mme Y, avait demandé à lassureur la preuve de la remise de la notice dinformation à sa mère puis avait, en sa qualité dhéritière, mis en uvre la faculté de renonciation au contrat.
La renonciation permet d'annuler la souscription du contrat et donc de récupérer lensemble des primes même si la capitalisation de celui-ci est inférieure aux sommes versées. Ce droit est ouvert dans le mois qui suit la souscription du contrat ou jusqu'à la remise de linformation obligatoire si elle n'a pas été fournie lors de l'ouverture. Cette renonciation, favorable aux assurés puisquelle fait subir les pertes du contrat à lassureur, a été limitée par la loi du 30 décembre 2014 aux « souscripteurs de bonne foi » lorsqu'elle liée à labsence de fourniture des documents dinformation.
Selon larrêt du 16 avril 2015 de la Cour de cassation (Civ 2e, 16/04/2015, 14-13291, publié au bulletin), il est impossible de renoncer à un contrat déjà dénoué suite au décès de lassuré. En rejetant le pourvoi, la Cour considère que la faculté de renonciation constitue un droit personnel du souscripteur.


















