146 milliards d’euros en 1990, 1.493 milliards fin 2013. En l’espace de 23 ans, l’encours des contrats d’assurance-vie a été multiplié par dix. Sur une période ramenée à 20 ans, de 1993 à 2013, cet encours a été multiplié par 5,6 selon des données ACPR publiées la semaine passée.

Le montant placé sur les contrats d’assurance-vie en France n’a cessé de gonfler depuis le début des années 1990. Dans son bilan annuel, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) détaille ainsi l’évolution récente des provisions mathématiques sur les supports en euros et en unités de compte des contrats gérés par les sociétés d’assurance « vie et mixte » (1).

L’argent placé sur les contrats étant investi sur les marchés financiers, l’encours progresse même les années de décollecte grâce à sa valorisation sur les marchés. Ainsi, l’an passé, l’ACPR décrivait 2012 comme une « année atypique pour l’assurance-vie », avec une décollecte annuelle nette, « phénomène encore jamais observé ». Mais si les assurés ont choisi d’effectuer plus de retraits que de versements cette année-là, la valeur des fonds a continué de grimper courant 2012, de 45 milliards d’euros très exactement, pour s’établir à 1.433 milliards au 31 décembre.

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Forte progression des unités de compte

Le graphique de l’ACPR (voir ci-dessous) permet aussi de constater la progression encore plus rapide des unités de compte, dont les provisions mathématiques sont passées de 23 à 246 milliards d’euros en l’espace de 20 ans. La proportion des supports en unités de compte dans l’encours de l’ensemble de l’assurance-vie était de 8,9% fin 1990 tout comme à la fin de l’année 1993. Vingt ans plus tard, la part des unités de compte est passée à 16,5%.

(1) L’ACPR isole dans le graphique comme dans les statistiques citées dans cet article les sociétés d’assurance vie et mixte d’autres types d’organismes gérant aussi de l’assurance-vie : réassureurs, institutions de prévoyance, mutuelles du code de la mutualité.