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Le Livret A a connu une chute brutale de sa rémunération en un an, passant de 3% début 2025 à 1,5% aujourd'hui. Ce recul a pesé sur son attractivité, au point d'entraîner une baisse de son encours l'an dernier, une première depuis dix ans. Mais un petit motif d'espoir apparaît pour les épargnants.

À l'approche de la prochaine révision du taux, prévue en août 2026, plusieurs indicateurs laissent envisager une stabilisation, voire un très léger rebond. En cause, d'un côté, un taux interbancaire €ster relativement stable autour de 1,93%, et de l'autre, une inflation hors tabac qui semble repartir après avoir touché un point bas en janvier. En l'état actuel des données, l'application stricte de la formule pourrait porter le taux du Livret A à 1,60%. La suite à lire ici.

L'analyse du jour

La Loi Lemoine, entrée en vigueur en 2022, devait simplifier l'accès au crédit immobilier en permettant de changer d'assurance à tout moment et en supprimant le questionnaire de santé pour certains prêts, sous conditions. Sur le papier, l'avancée est importante. Dans la pratique, le débat est loin d'être clos. Certains contrats intègrent désormais des clauses excluant les pathologies préexistantes, c'est-à-dire des maladies déjà connues au moment de la souscription. Juridiquement, la question reste ouverte. Plusieurs acteurs du secteur estiment que ces exclusions peuvent s'appuyer sur la liberté contractuelle, tandis que d'autres jugent qu'elles contredisent l'esprit même de la réforme.

Pour les assureurs qui défendent ces clauses, il s'agit de préserver l'équilibre économique des contrats. Ils mettent en avant un risque d'anti-sélection, avec des emprunteurs potentiellement tentés de souscrire une nouvelle assurance en anticipant un futur sinistre. Certains évoquent même un doublement de la fréquence des déclarations depuis la suppression du questionnaire de santé. Mais du côté des défenseurs des consommateurs, l'inquiétude est forte : l'absence de questions médicales peut donner l'illusion d'une couverture complète, alors que certaines situations peuvent finalement ne pas être indemnisées. Pour les emprunteurs, la prudence s'impose donc plus que jamais au moment de comparer les offres. Plus de détails dans cet article.

L'annonce du jour

L'argent placé sur les livrets réglementés va aussi être sollicité pour financer une priorité industrielle et énergétique de l'État : le programme EPR 2. L'exécutif a confirmé que le prêt bonifié accordé par l'État, à hauteur de 60% du montant total du programme, serait financé par le Fonds d'épargne de la Caisse des dépôts. Ce fonds centralise 59,5% de l'épargne déposée sur les Livrets A, LDDS et LEP, soit environ 400 milliards d'euros. Une partie de cette masse servira donc indirectement à soutenir la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires.

Pour les épargnants, toutefois, il n'y a pas d'effet direct attendu sur la rémunération de leurs livrets : le taux du Livret A reste fixé selon une formule liée à l'inflation et aux taux d'intérêt, indépendamment de la rentabilité des investissements financés. Pour tout savoir sur cette annonce et ses conséquences, voici le récap'.