Parmi les autres changements à venir pour les consommateurs, les compagnies n'auront plus le droit de facturer les clients qui ont commis une faute de frappe sur leur nom au moment de la réservation. Faire rectifier de telles erreurs de nom pouvait coûter très cher chez certaines compagnies, jusqu'à 160 euros dans le cas de Ryanair.
Plusieurs dispositions controversées envisagées dans le cadre de cette réforme ont en revanche été abandonnées. Les Etats membres voulaient en particulier réduire les indemnisations que les compagnies doivent verser aux passagers en cas de vols annulés ou fortement retardés. Mais ils y ont renoncé vendredi, après des mois de négociations acharnées avec le Parlement européen, qui s'y opposait fermement.
Cela signifie que le système d'indemnisation actuel va rester en vigueur. Adopté il y a une vingtaine d'années, il prévoit un dédommagement compris entre 250 et 600 euros (en fonction du trajet), dès lors qu'un vol est retardé de plus de trois heures.
Les compagnies aériennes dénoncent depuis des années cette charge financière, évaluée à 8,1 milliards d'euros par an par la Commission européenne. Elles affirment même être poussées à annuler des vols plutôt qu'à les retarder, par crainte de décaler les vols suivants et de payer des indemnités en cascade.
Les Etats souhaitaient réserver les indemnisations aux retards de plus de quatre heures pour les vols jusqu'à 3 500 km, et six heures au-delà, et les limiter à 500 euros.
En revanche, les parlementaires ont échoué à faire interdire les frais pour les bagages en cabine. Ils voulaient que les compagnies incluent gratuitement dans le prix des billets un bagage cabine pesant jusqu'à 7 kg, et un petit sac.
« Nous avons défendu avec succès les droits des passagers aériens », s'est néanmoins félicité l'eurodéputé allemand Jan-Christoph Oetjen (Renew, centre), qui a participé aux négociations sur cette réforme. Le compromis trouvé vendredi entre le Parlement européen et les Etats membres devrait être provisoirement endossé lundi par leurs représentants. Il faudra ensuite qu'il soit formellement approuvé par ces mêmes institutions avant d'entrer en vigueur.









