Janvier 2019 : création du prélèvement à la source sur les salaires, traitements et pensions. Avril 2020 : mise en place de la déclaration automatique de revenus proposée à un tiers des contribuables. Et après ? Quelle sera la 3ème phase de la dématérialisation de limpôt sur le revenu ?
Lundi 20 avril, lors de la conférence de presse téléphonique pour lancer la campagne 2020 de l'impôt, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a esquissé une réponse à cette question. Il s'agira vraisemblablement de la contemporanéisation des crédits dimpôt. « La contemporanéisation des crédits dimpôt sera une bonne chose. Ce sera sans doute lune des améliorations de limpôt à la source pour la suite », a ainsi souligné le ministre.
Derrière cette expression quelque peu absconse, se cache une réalité qui va intéresser près de 9 millions de Français : ceux qui emploient des salariés à domicile (nounou, aide ménagère et autres aides à la personne), ceux qui font des dons aux associations ou encore les investisseurs locatifs. Ils n'auront plus à attendre des mois avant d'obtenir l'avantage fiscal. En effet, la contemporanéisation des crédits dimpôt vise à permettre le versement de l'aide en même temps que la dépense y donnant droit.
Actuellement, le taux de prélèvement à la source ne tient pas compte des réductions et crédits dimpôt. A la place, le gouvernement verse en janvier une avance de 60% calculée sur la base des avantages fiscaux obtenus au titre de lavant-dernière année, soit pour la campagne 2020 sur les dépenses de 2018.
Pas de calendrier
« Des tests de contemporanéisation sont en cours dans le Nord de la France et à Paris », a rappelé Gérald Darmanin lundi 20 avril. Cette expérimentation prévue jusquà fin 2021 concerne uniquement le versement mensuel du crédit dimpôt emploi à domicile. Toutefois, le ministre prévient que la généralisation du procédé à léchelle de la France et pour tous les crédits dimpôt nest pas « pour linstant ». « Il y a un coût budgétaire à contemporanéiser les crédits dimpôt. Donc, cela nécessite den discuter dans léquation budgétaire générale des prochaines années », souligne le ministre des Comptes publics.


















