« J'ai reçu dans mon bureau plusieurs candidats potentiels au poste de ministre des Finances ces dernières semaines, issus de différents partis », a déclaré le ministre français dans un entretien accordé à Bloomberg depuis le sommet du G7 à Bangkok (Thaïlande).

« Ils ont bien aimé le bureau, ils ont regardé, sorti le mètre pour mesurer et voir où ils pourront accrocher leurs tableaux », a-t-il plaisanté. « Mais je leur dis : Vous allez hériter du bureau, mais aussi d'une ou deux choses : soit un budget, pour lequel j'aurai fait un gros travail et qui vous mettra sur la bonne voie, soit le bazar. Qu'est-ce que vous préférez ? Et devinez quoi ? Ils préfèrent hériter d'un budget », a-t-il continué.

« Nous nous en sortirons et nous aurons ce budget »

Roland Lescure s'est ainsi montré confiant dans le fait qu'un budget sera adopté au Parlement, malgré les incertitudes liées au manque de majorité et à l'approche de l'élection présidentielle, qui aura lieu les 18 avril et 2 mai.

« C'est la vie politique, il y aura des débats, dont certains mèneront probablement à des améliorations budgétaires, d'autres à des situations qu'on n'aurait pas souhaitées », mais « nous nous en sortirons et nous aurons ce budget », a assuré le ministre de l'Economie et des Finances.

Le ministre a répété que le projet de budget 2027 du gouvernement, débattu depuis mardi à l'Assemblée nationale, prévoyait de ramener le déficit public à 5 % du produit intérieur brut (PIB), après 5,4% en 2026.

La dette publique française est attendue à un niveau record en 2027, à 121,7 % du PIB. Selon les derniers chiffres publiés par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), elle représentait déjà 119 % de la richesse nationale à la fin du mois de juin.