Les pensions de retraite touchées

Les retraités sont mis à contribution, à hauteur de 5,5 milliards d'euros. Contrairement à la règle habituelle, toutes les pensions de base ne seraient pas revalorisées en janvier sur l'inflation. Seul un tiers des retraités, touchant 85% du Smic ou moins (1 260 euros base et complémentaire comprises), bénéficieraient d'une revalorisation intégrale. Au-delà de 1 260 euros, le Parlement devra fixer qui pourra bénéficier quand même d'une augmentation, mais inférieure à l'inflation.

Cette désindexation des pensions de retraite se double d'une réduction du plafond de l'abattement de 10% sur l'impôt sur le revenu dont bénéficient les retraités : 3 000 euros au maximum par foyer fiscal, contre 4 439 aujourd'hui.

Impôts des retraités
Budget 2027 : combien payeriez-vous
si le plafond de l'abattement de 10% était abaissé ? *

Situation matrimoniale
Cumul annuel de vos pensions de retraite
Déclarant 1
Déclarant 2
Abattement actuel (4528€) --
Abattement plafonné à 3000€ --

* Budget 2027 (estimation) : comparatif entre l'abattement actuel plafonné à 4 528 euros et un abattement dont le plafond serait abaissé à 3 000 euros (abattement par foyer fiscal, le montant est le même que vous soyez seul ou en couple), avec le barème et la décote estimés pour 2027.

Les aides versées par les CAF visées

Le projet de budget pour la Sécurité sociale prévoit un gel des allocations familiales en 2027, et un « recentrage » de l'allocation de rentrée scolaire, pour laquelle des « concertations » seront menées pour définir les nouveaux paramètres de cette aide versée chaque année en août à plus de 2 millions de familles.

La prime d'activité versée aux travailleurs modestes par les CAF verrait, elle aussi, son montant gelé en 2027 si le gouvernement arrive à faire adopter ses textes en l'état par le Parlement. Ce dernier prévoit aussi de modifier le calcul de la prime d'activité. Les sommes versées par l'employeur pour financer notamment la mutuelle du salarié seraient désormais prises en compte. Une évolution qui pourrait réduire le montant versé à certains bénéficiaires.

Le budget des aides personnelles au logement (APL) sera lui stabilisé à son niveau de 2026 ; pas de revalorisation l'année prochaine pour les 2,7 millions de bénéficiaires.

En revanche le projet de loi de finances protège les minima sociaux versés par les CAF. Le RSA, le minimum vieillesse et l'allocation aux adultes handicapés (AAH) seront revalorisés à l'inflation en avril prochain.

Plus d'impôts pour les personnes en arrêt maladie... et quittant leur travail

Les indemnités perçues au titre des affections de longue durée (ALD) seraient assujetties à l'impôt sur le revenu à hauteur de 50% de leur montant, alors qu'elles sont exonérées aujourd'hui. Quant aux indemnités journalières servies aux victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles (AT/MP) exonérées d'impôt sur le revenu à hauteur de 50%, elles seraient en 2027 intégralement fiscalisées.

Le projet de loi de finances revoit également le régime fiscal des indemnités versées à l'occasion de la rupture d'un contrat de travail avec un plafond unique d'exonération d'impôt sur le revenu dont le montant correspond au plafond annuel de la sécurité sociale, soit 48 060 euros en 2026. Seuls les 5% de salariés qui reçoivent les indemnités « les plus élevées seront concernés », relativise le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou. Pour 100 000 euros d'indemnités de départ, par exemple, la personne concernée « devra acquitter 5 000 euros d'impôt ».

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