SI vers 08H20, le contrat à terme sur le CAC 40, indice vedette de la place parisienne, était stable (+0,03 %), l'indice phare perdait 0,26% à 9H22. Vendredi, il a terminé à l'équilibre (-0,01 %), à 7.969,42 points.
« Les marchés européens devraient ouvrir en légère hausse, dans un contexte de stabilisation du sentiment des investisseurs après la forte correction des valeurs technologiques américaines en fin de semaine dernière », a estimé John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion.
À New York vendredi, le Nasdaq, indice boursier riche en valeurs technologiques, a clôturé en chute de 2,84 % et le S&P 500 a plongé de 1,83 %, plombés par l'effondrement du fabricant de puces Intel (-29 %) et les doutes sur la rentabilité des dépenses massives dans l'intelligence artificielle (IA).
« À moins que les États-Unis et d'autres marchés très exposés à la technologie ne parviennent à raviver l'appétit des investisseurs pour l'IA, la rotation vers des marchés moins chers et moins technologiques pourrait se poursuivre », au bénéfice des Bourses européennes, a commenté Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
« Le recul des prix du pétrole, sur fond d'espoirs d'une prolongation des efforts diplomatiques entre Washington et Téhéran, contribue également à apaiser les inquiétudes inflationnistes », a ajouté John Plassard.
Sur le marché du pétrole, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, perdait 3,02 %, à 110,01 dollars, vers 08H20.
Les cours reculaient nettement après la publication d'informations du site Axios indiquant que le président américain Donald Trump souhaitait privilégier la voie diplomatique avant de décider d'une éventuelle reprise des frappes contre l'Iran après les élections de mi-mandat.
« Enfin, les investisseurs devraient rester prudents à l'approche des élections américaines de mi-mandat, susceptibles d'accentuer la volatilité au cours des prochaines séances », a jugé M. Plassard.
En France, Fitch a maintenu vendredi soir la note du pays à A+, mais avec une perspective négative. L'écart entre les taux à dix ans français (4,97 %) et allemand (3,32 %), qui mesure la méfiance des investisseurs envers la dette française, atteignait 1,65 point vendredi.
Parmi les valeurs à suivre
Alstom : le constructeur ferroviaire français a drastiquement abaissé ses prévisions annuelles lundi, après de mauvais résultats au premier semestre en raison de difficultés de production de son programme de trains Coradia Max destinés à l'Allemagne. Le titre chute de près de 30% ce matin.
Euronext : l'opérateur boursier paneuropéen, qui gère notamment la Bourse de Paris, a annoncé lundi son intention de nommer le Néerlandais David Knibbe, actuel patron de l'assureur NN Group, à sa tête pour succéder en mai 2027 à Stéphane Boujnah.
Forvia : l'équipementier automobile français a fait état lundi d'un chiffre d'affaires quasi stable au troisième trimestre, dans une industrie en repli, et a confirmé ses objectifs annuels.
















