Le contrat à terme portant sur l'indice vedette CAC 40 prenait 0,14 % une quarantaine de minutes avant le début de la séance. La veille, il avait terminé quasi stable (0,00 %), lâchant à peine 0,18 point, pour terminer à 7 886,96 points.

« Les marchés européens devraient ouvrir en légère hausse », estime John Plassard de Cité Gestion Private Bank, « malgré un regain de méfiance à l'égard des valeurs technologiques après les publications de résultats d'Alphabet et de Samsung ». « Le recul marqué d'Alphabet dans les échanges après clôture a ravivé les interrogations sur la rentabilité des investissements colossaux consacrés à l'intelligence artificielle, alors que Microsoft a fait figure d'exception grâce à la solidité de ses activités dans le cloud », détaille-t-il. Pour le spécialiste, cette « divergence illustre une sélectivité croissante des investisseurs, qui ne se contentent plus des perspectives de croissance liées à l'intelligence artificielle, mais exigent désormais des résultats financiers à la hauteur des capitaux engagés ».

Les investisseurs devront par ailleurs digérer une vague de résultats de sociétés françaises, dont un certain nombre de poids lourds de la cote comme TotalEnergies ou Société Générale.

Au niveau monétaire, la Réserve fédérale américaine (Fed) a juré mercredi qu'elle ne désertait pas le combat contre l'inflation après avoir laissé ses taux d'intérêt inchangés à quelques jours d'élections très disputées aux États-Unis.

L'attention se tourne désormais vers la Banque centrale européenne (BCE), qui devrait également laisser ses taux directeurs inchangés jeudi, malgré une inflation persistante, tandis que les turbulences sur la dette française devraient s'inviter au cœur des discussions.

Parmi les valeurs à suivre :

TotalEnergies : le géant français pétrogazier a annoncé jeudi un bénéfice net record au troisième trimestre, plus que doublé sur un an à 8,3 milliards de dollars grâce à l'envolée du cours des hydrocarbures provoquée par les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient.

STMicroelectronics : le groupe franco-italien de semi-conducteurs a vu son bénéfice progresser au troisième trimestre, porté par des ventes et une demande en hausse, a-t-il détaillé jeudi.

Technip Energies : le spécialiste des infrastructures énergétiques, qui avait révisé à la baisse certains objectifs financiers en juillet, a amélioré sa rentabilité au troisième trimestre au point de revendiquer jeudi « l'Ebitda le plus élevé de [son] histoire » sur un trimestre.

Air Liquide : le groupe va lancer un programme de rachat d'actions, annoncé en octobre, avec une opération à hauteur d'un milliard d'euros d'ici la fin de l'année, a annoncé jeudi le géant français des gaz industriels, après un troisième trimestre marqué par des ventes en forte hausse (+10%).

Renault Group : le constructeur automobile français a vu son chiffre d'affaires augmenter de 1,5% au troisième trimestre, grâce entre autres aux véhicules assemblés pour des partenaires, alors que les ventes de ses marques baissaient de 6,0%, a-t-il annoncé jeudi.

Société Générale : le groupe bancaire français a publié jeudi un nouveau bénéfice net record au troisième trimestre, à 1,89 milliard d'euros (+24,1% sur un an), alimenté par le réveil de la banque de détail en France et des services aux grandes entreprises toujours très profitables.

Amundi : le premier gestionnaire d'actifs européen a dévoilé jeudi des résultats en hausse au troisième trimestre, expliquant récolter les fruits de sa diversification.

Airbus : les faibles livraisons d'avions ont pesé sur le chiffre d'affaires de l'avionneur, en recul de 2% à 17,5 milliards d'euros au troisième trimestre, mais le géant européen maintient ses objectifs annuels, comptant livrer comme d'habitude la majeure partie de ses appareils au dernier trimestre.