En Europe, dans les premiers échanges vers 07H20 GMT, Paris cédait 0,15%, Francfort 0,38%, Milan 0,48%. Londres était stable (+0,01%). En Asie, Tokyo a perdu 2,54% et Séoul 1,55. Les marchés sont « pénalisés par la remontée du pétrole, des rendements obligataires et une nouvelle dégradation du climat géopolitique », énumère John Plassard, de Cité Gestion Private Bank.
La perspective d'une paix au Moyen-Orient s'est éloignée ces dernières heures, plombant l'humeur des investisseurs. Donald Trump a déclaré lundi qu'il ne prolongerait pas la trêve de 60 jours entre Washington et Téhéran, prévue dans un protocole d'accord de juin, trêve que l'Iran a qualifiée de « hors de propos ».
Jared Kushner, envoyé spécial et gendre du président américain, a lui dit que les deux parties menaient des discussions « très positives et animées », mais a souligné qu'il n'y avait pas « beaucoup de confiance » entre les Etats-Unis et l'Iran. Le président américain a par ailleurs menacé de bombarder Oman si le pays se mettait « en travers » de la route de Washington, en réponse à une question sur les échanges en cours entre Mascate et Téhéran sur le détroit d'Ormuz.
Le pétrole en hausse
La remontée des tensions entre Washington et Téhéran fait grimper les prix du pétrole depuis plusieurs jours. Mardi, vers 07H20 GMT, le cours du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, gagnait 0,69%, à 91,50 dollars. Le WTI nord américain, gagnait lui 1,03% à 85,37 dollars.
Une hausse qui profitait aux géants du secteur : à Londres BP prenait 1,73% et Shell 1,35%, à Milan Eni gagnait 0,86% et à Paris, TotalEnergies grimpait de 1,33%. Résultat, « les marchés ne parviennent pas à se débarrasser de leurs inquiétudes inflationnistes », explique Jochen Stanzl, analyste chez Consorsbank.
En Europe, le rendement de l'Allemagne à dix ans atteignait vers 07H20 GMT 3,25%, contre 3,22% la veille en clôture, un niveau pas atteint depuis 2011. Celui de la France atteignait 4,10%, contre 4,06%, au plus haut depuis 2009.
Les taux à trente ans sont particulièrement touchés par cette remontée, traduisant une confiance de moins en moins forte des investisseurs envers la soutenabilité budgétaire des États à long terme. Aux Etats-Unis, le taux d'intérêt américain à échéance 30 ans évolue ainsi à des niveaux pas vus depuis juin 2007.
L'économie américaine scrutée
Les investisseurs seront par ailleurs attentifs aux chiffres de la production industrielle au mois de juillet aux Etats-Unis, attendus à 12H30 GMT, alors que les investisseurs guettent les signes d'un éventuel ralentissement de la première économie mondiale.
Des doutes se sont en effet imposés la semaine dernière après un recul surprise (-0,6%) des ventes au détail au mois de juillet. A ce mauvais indicateur s'est ajouté une confiance des consommateurs américains en nette baisse pour le mois d'août, selon une enquête préliminaire de l'université du Michigan également publiée vendredi.
Dans le même temps, ces chiffres éloignent la perspective d'une hausse des taux imminente de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui aurait un impact négatif sur les marchés d'actions. Côté changes, le dollar restait stable (+0,07%), à 1,1573 dollar pour un euro.


















