Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme portant sur le CAC 40 grappillait 0,10%. La veille, l'indice vedette parisien avait perdu 129,20 points (-1,62%), s'éloignant du seuil des 8.000 points (7.835,31 points).

« L'environnement reste dominé par la remontée des primes de risque obligataires » et « les inquiétudes budgétaires et politiques en France continuent de peser sur la dette », selon John Plassard, chef de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

La veille, le taux d'intérêt à dix ans français a atteint 4,96% en séance, son plus haut niveau depuis 2002. Très scruté sur les marchés, l'écart - le « spread » - avec la référence européenne du « Bund » allemand à dix ans s'est lui creusé à plus de 1,4 point de pourcentage.

Le gouvernement français a présenté jeudi son projet de budget 2027, avec l'ambition de « redresser » les finances publiques par une série de mesures d'économies, notamment sur les retraites, s'attirant les foudres des oppositions.

Le projet doit désormais être examiné par le Parlement, où les débats s'annoncent tendus, avec un risque accru de censure du gouvernement en raison du rejet de la plupart des partis, à sept mois d'une élection présidentielle à l'issue incertaine.

« Ces tensions surviennent au pire moment possible, alors que la zone euro est aux prises avec une crise énergétique, une inflation en hausse et des perspectives de politique plus restrictive pour la Banque centrale européenne (BCE) », selon Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.

Les prix du pétrole restent perchés à un haut niveau, alors qu'aucune perspective de dialogue ne semble émerger entre Washington et Téhéran au Moyen-Orient, ce qui provoque des tensions inflationnistes croissantes dans les grandes économies mondiales.

Dans ce contexte, les investisseurs scruteront la publication des chiffres de l'inflation en zone euro pour le mois de septembre, à 11H00.

Parmi les valeurs à suivre :

Air France-KLM : les nouvelles offres du groupe franco-néerlandais et de l'allemand Lufthansa pour acquérir une participation minoritaire dans TAP Air Portugal seraient supérieures à 1 milliard d'euros, selon des informations de Bloomberg publiées jeudi.