« Pourquoi les consommateurs ont-ils besoin dun énième moyen de paiement, alors que les cartes de crédit, les espèces ou les chèques fonctionnent encore très bien ? » Cette question, Ipsos se la pose depuis plusieurs années. Sa dernière étude en date, datée de juin 2014 et conduite dans 24 pays, lui a ainsi permis de caractériser et de répartir géographiquement cinq profils de consommateurs en fonction de leur intérêt pour ces nouvelles manières de payer, rappelle un article récemment posté sur le site de linstitut.
Les consommateurs confiants dans ces nouvelles technologies et motivés pour les utiliser sont plus fortement représentés « sur les marchés qui possèdent une infrastructure de paiement moins développée, une pénétration accrue des smartphones et téléphones portables, ainsi quune population jeune » note Ipsos. Cest le cas en particulier de lInde et surtout de la Chine, où le géant du e-commerce, Alibaba, a lancé avec un grand succès son service maison, Alipay. La Corée du Sud et le Japon, eux, comptent une forte représentation de consommateurs dits « ouverts », pas encore convertis aux joies du paiement mobile, mais qui ont hâte de lutiliser.
Une fracture entre Orient et Occident
A linverse, le profil « indifférent », composé de consommateurs qui se considèrent comme bien informés sur le sujet mais qui « choisissent sciemment de ne pas simpliquer », est particulièrement présent en France et en Allemagne. Dans ces deux pays, les opérateurs de paiement, les banques, voire les pouvoirs publics, vont devoir semployer pour convertir un grand public extrêmement sceptique.
Plus généralement, les pays occidentaux - Canada, Royaume-Uni, Australie, en plus des deux déjà cités - ont aussi en commun une importante proportion de consommateurs dits « prudents » : plus âgés, mal à laise avec la technologie et pas convaincus par la sûreté des solutions actuelles. Sur ces marchés qui possèdent des systèmes financiers bien établis, les clients disposent depuis longtemps de moyens de paiement qui fonctionnent bien, et ne voient pas pourquoi ils devraient changer leurs habitudes.













