« On ne peut pas être optimiste car ce qui a déjà été très difficile dans le cadre des discussions budgétaires 2026 le sera encore plus à l'approche de la présidentielle », déclare M. Martin.
Interrogé sur le risque que les entreprises « fassent les frais » de la loi de finance pour 2027, il répond : « Oui, je le crains », notamment vis-à-vis de la croissance et de l'emploi.
Le président de la première organisation patronale se dit par ailleurs favorable à une baisse des aides aux entreprises en échange d'une diminution des impôts de production, en écho à une position prise plus tôt dans la journée par le Premier ministre Sébastien Lecornu dans un entretien à la presse régionale.
« Le vrai débat serait d'aller plus loin demain dans la baisse des impôts de production, mais en contrepartie de la réduction des nombreuses subventions publiques aux entreprises. Cette année, personne n'était prêt à assumer ce choix, pas même ceux qui se disent libéraux... », a lancé M. Lecornu.
« Nous sommes d'autant plus ouverts à cela que nous avons nous-mêmes proposé cet effacement parallèle », répond M. Martin.
« Ceci apporterait lisibilité et simplicité mais (...) ça ne réglerait en rien le fait qu'à ce jour, net des compensations qu'elles reçoivent, nos entreprises sont bien les plus taxées au monde », tempère-t-il.
Invité à dresser un bilan économique du second quinquennat du président de la République, Patrick Martin juge que, « sauf coup de théâtre d'ici l'an prochain, il n'y aura pas eu beaucoup d'avancées significatives pour les entreprises ». Il salue comme seul point « positif » le fait que « les thèses que porte de longue date Emmanuel Macron au niveau européen sont en train de s'imposer sous la pression des événements ».
Patrick Martin fustige notamment la reconduction de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés des grandes entreprises et la suspension de l'emblématique réforme des retraites de 2023, actée mi-décembre avec la loi de financement de la Sécurité sociale.
Le Medef ne participe d'ailleurs pas à la conférence « travail emploi retraites », qui associe secteur privé et fonction publique pour éclairer le débat public dans la perspective de la présidentielle de 2027.
L'objet lui paraît « confus et politisé », indique le dirigeant.























