Crédit à la consommation : les frais de dossier continuent de grimper

Souscrire un crédit à la consommation coûte souvent plus cher que le seul taux d'intérêt affiché. Une étude menée par MoneyVox auprès de 124 banques montre que les frais de dossier poursuivent leur hausse. La plupart des établissements les calculent en proportion du montant emprunté, généralement à hauteur de 1%, avec un minimum et un plafond qui varient fortement selon les enseignes. Les frais atteignent désormais 73 euros en moyenne au minimum, tandis que les plafonds progressent à 443 euros en moyenne, avec des pointes à 960 euros dans certaines banques. Résultat, les petits crédits sont proportionnellement les plus pénalisés. Quelques établissements, comme BoursoBank, Hello bank ! ou Monabanq, continuent toutefois de proposer des prêts sans frais de dossier, tandis que d'autres accordent des exonérations sous certaines conditions.

Assurance : la « taxe attentat » augmentera de 2 euros en 2027

Les assurés devront s'acquitter d'une contribution un peu plus élevée à partir du 1er janvier 2027. La participation au Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI), prélevée sur les contrats d'assurance habitation, auto et certains contrats professionnels, passera de 6,50 à 8,50 euros par contrat. Cette hausse doit permettre de consolider les finances du fonds, confronté à une forte augmentation des indemnisations versées aux victimes d'attentats mais aussi d'infractions de droit commun, comme les violences conjugales ou les agressions sexuelles. En 2024, le FGTI a indemnisé près de 90 000 victimes pour un montant total de près de 649 millions d'euros. Si cette augmentation reste limitée pour chaque assuré, elle s'ajoute à la hausse régulière des cotisations d'assurance observée ces dernières années.

Résidences secondaires : de plus en plus de communes appliquent la surtaxe

La pression fiscale continue de s'accentuer sur les propriétaires de résidences secondaires. Selon la Direction générale des finances publiques (DGFiP), 1 666 communes appliqueront en 2026 une majoration de la taxe d'habitation, soit 45% des communes autorisées à le faire, contre 44,1% un an plus tôt. Parmi elles, 688 ont choisi le taux maximal de 60%. Cette surtaxe concerne les logements situés dans les zones dites « tendues », où la demande de logements dépasse largement l'offre. Les régions les plus concernées sont la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire, tandis que l'Île-de-France ou les Hauts-de-France y recourent moins souvent. Pour les propriétaires, cette évolution pourrait alourdir sensiblement la facture fiscale des résidences secondaires. Tous les détails.