1 - Ce qui change pour des milliers de clients EDF avec l'option base

Une expérimentation inédite va concerner plusieurs milliers de clients EDF. Dès le 6 mai, environ 6 600 foyers équipés de compteurs de 3 ou 6 kVA et abonnés à l'option base du tarif réglementé vont tester un nouveau dispositif intégrant des plages d'heures creuses. L'objectif est clair : inciter ces ménages à décaler leur consommation d'électricité vers des périodes moins sollicitées, notamment le week-end ou lors de moments de faible demande. Deux grilles tarifaires seront testées, avec des prix potentiellement plus avantageux à certains moments. Les participants, tirés au sort, auront toutefois la possibilité de refuser ou d'interrompre l'expérience à tout moment. À terme, cette initiative pourrait permettre de mieux répartir la consommation et, pour certains, de réaliser des économies sur leur facture. En détails.

2 - Faites-vous partie des emprunteurs qui vont être bloqués par le taux d'usure ?

Le retour en force du taux d'usure dans le débat immobilier. Ce plafond légal, fixé à 4,48% pour les prêts de 10 à 20 ans et 5,19% au-delà de 20 ans, pourrait redevenir un frein pour de nombreux emprunteurs. En cause, la remontée progressive des taux de crédit, accentuée par les tensions économiques et géopolitiques. Le décalage entre les taux proposés par les banques et ce seuil réglementaire pourrait entraîner des refus de financement, même pour des profils solides. Les simulations montrent que dès que le taux nominal augmente légèrement, le taux annuel effectif global (TAEG), incluant assurance et frais annexes, peut rapidement dépasser la limite autorisée. Contrairement aux idées reçues, tous les profils sont concernés : jeunes emprunteurs, seniors ou encore ménages aisés sur des durées plus courtes. Dans ce contexte, ajuster son assurance emprunteur peut parfois faire la différence pour rester sous le seuil. Êtes-vous concernés ?

3 - Retraite Agirc-Arrco : des remboursements de pension pour des milliers de retraités

L'Agirc-Arrco s'apprête à corriger une anomalie de grande ampleur. Près de 98 000 retraités pourraient avoir été lésés par des suspensions injustifiées de leur pension complémentaire. En jeu, jusqu'à 850 millions d'euros de remboursements. Les situations concernées touchent notamment des retraités vivant à l'étranger n'ayant pas transmis de certificat de vie, ou des bénéficiaires de pensions de réversion n'ayant pas confirmé leur situation matrimoniale. Grâce à de nouveaux outils de croisement de données, ces erreurs ont pu être identifiées. L'organisme assure que les droits seront intégralement rétablis, sans délai de prescription pour les assurés concernés. Une première vague a déjà permis d'identifier 12 000 cas avérés, pour un montant de plus de 69 millions d'euros. Explications.