Entre 2009 et 2019, la taxe foncière a grimpé de plus de 30%, dénonce l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI). Si la hausse a ralenti ces dernières années, la suppression de la taxe d’habitation et la multiplication des petites taxes risquent encore d’alourdir cet impôt local.

Alors que la taxe foncière doit être payée, par la plupart des propriétaires, d’ici ce mardi soir, une étude réalisée par l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) constate que le montant de cet impôt a fait un bond, en moyenne, de 31,4% entre 2009 et 2019.

Et encore, la facture aurait pu être plus salée. La hausse a ralenti entre 2014 et 2019 et n’a été que de 12,1%. « Mais cela reste colossal, déplore Pierre Hautus, directeur de l'UNPI, interrogé par Le Parisien. C'est trois fois plus que l'inflation sur la même période et six fois plus que la hausse des loyers ! »

En 2020, l’augmentation n’a été que de 1,2%. « Il y a une accalmie en 2020 à cause des élections municipales, analyse Christophe Demerson, président de l'UNPI. Pendant la campagne, les promesses fiscales n'engagent que ceux qui y croient ! Mais comme d'habitude, cela ne va pas durer… » D’autant que selon l’UNPI, la suppression totale de la taxe d’habitation d’ici 2023 va amener les collectivités locales a utiliser « le seul levier fiscal qu'il leur restera : la taxe foncière ».

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L’UNPI s’inquiète également de la multiplication des petites taxes qui alourdissent la taxe foncière : taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM), taxe spéciale d'équipement (TSE) mais aussi, la taxe additionnelle spéciale annuelle (TASA) en Ile-de-France ou encore la taxe Gemapi pour prévenir les risques d'inondations.

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« Toutes ces petites taxes sont des valeurs refuges pour les collectivités locales, à l'heure où la taxe d'habitation a commencé à être supprimée, déplore Pierre Hautus. Nous constatons que ces taxes augmentent année après année et que le nombre de propriétaires concernés s'accroît aussi. »

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