Si le Parlement « endosse » ce « plan de redressement » qui sera présenté en conseil des ministres le 1er octobre, la cible d'un déficit à 5% du PIB sera « atteinte » pour 2027, assure le Premier ministre dans un entretien au Figaro, diffusé à l'issue d'un séminaire gouvernemental à Matignon.

Les retraités participeront à un effort « inférieur » à 6 milliards, a annoncé le Premier ministre. Mais c'est le Parlement qui tranchera entre une désindexation des pensions sur l'inflation, ou la suppression d'un abattement de 10% dont ils bénéficient.

Sébastien Lecornu n'exclut pas non plus un « gel » des « retraites les plus importantes » ou des APL (aides personnelles au logement).

Sébastien Lecornu promet de ne pas utiliser le 49.3 ni les ordonnances –qui permettent de faire passer le budget sans vote– s'il n'y a pas « d'obstruction parlementaire ». Mettant en garde les oppositions, tentées de le renverser, il redit qu'aucun candidat à la présidentielle « ne peut souhaiter hériter d'un désordre absolu et hors de contrôle ».