Supprimer 23 des 474 niches fiscales recensées en France, c'était l'une des ambitions initiales du projet de loi de finances pour 2026, afin de réduire (un peu) le manque à gagner pour les caisses de l'Etat qui atteint plus de 85 milliards d'euros par an.

Pourtant, le texte du gouvernement qui fait l'objet d'une procédure de 49.3 ont intégré des amendements qui reviennent sur « la suppression de dépenses fiscales de grande ampleur mais dont la justification ou l'efficacité sont contestables », à savoir la fiscalisation des indemnités journalières pour affection longue durée ou encore « la suppression de la réduction d'impôt pour frais de scolarité dans le secondaire et le supérieur ». Du Rassemblement national à la Droite Républicaine en passant par les Socialistes, les principaux groupes d'opposition étaient opposés à la fin de la réduction d'impôt pour frais de scolarité dans le secondaire et le supérieur.

Ce mécanisme a permis en 2025 aux parents imposables d'économiser sur leur impôt :

  • 61 euros pour un collégien ;
  • 153 euros pour un lycéen ;
  • 183 euros pour un étudiant.

Des montants qui ne bougent plus, année après année, malgré l'inflation.

Un avantage fiscal souvent oublié par les parents

Un dispositif fiscal décrié par la Cour des comptes en 2021 relevant qu'il « bénéficie à tous les ménages au-dessus du seuil d'imposition, quel que soit le niveau de ressources, soit 2,2 millions de ménages bénéficiaires ». À la place, les magistrats financiers réclamaient un renforcement de l'allocation de rentrée scolaire (ARS), pour un coût constant pour les finances publiques, « au bénéfice des familles allocataires exposées aux dépenses les plus élevées. »

Selon les calculs de MoneyVox, cette réduction d'impôt n'est pas toujours réclamée méconnue. Selon notre décompte, en 2022, 4,35 millions d'enfants de l'enseignement secondaire et du supérieur avaient été « oubliés » de la déclaration de revenus, soit un manque à gagner moyen de 107 euros par enfant concerné.