L'essentiel

  • Les prestations de la CAF (RSA, AAH, APL, prime de Noël...) sont exonérées d'impôts sur le revenu.
  • Les aides versées par l'employeur (titres-restaurant, chèques vacances, service à la personne...), sont aussi non imposables... mais jusqu'à un certain montant.
  • En revanche, les pensions d'invalidité, allocations chômage et indemnités journalières de maladie, maternité, paternité et adoption doivent être déclarées.

La campagne des impôts 2026 ouvre dans quelques semaines, le jeudi 9 avril, accompagnée de son lot de questions habituelles sur les revenus et prestations à déclarer ou non.

« Exonération totale pour certaines aides et ce, quel que soit le montant perçu »

Qu'en est-il des aides versées par la Caf à 13,3 millions de foyers ? Réponse claire du ministère de l'Économie : « Vous bénéficiez d'une exonération totale pour certaines aides et ce, quel que soit le montant perçu. Les sommes touchées à ce titre n'ont pas à être intégrées aux revenus d'activité ni aux autres revenus imposables. Vous n'avez donc pas à les renseigner dans votre déclaration annuelle de revenus. »

AAH, APL, RSA, prime de Noël...

La liste complète des prestations concernées est consultable dans la brochure pratique des impôts. Ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu le RSA, l'Allocation aux adultes handicapés (AAH), les allocations familiales, les aides au logement (APL, ALF, ALS), la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE), l'Allocation de rentrée scolaire (ARS), la prime d'activité ou encore la prime de Noël. D'autres prestations, plus minoritaires, en font également partie. Toutes ces aides, mensuelles ou occasionnelles, ne doivent donc pas être déclarées aux impôts : nul besoin d'en ajouter le montant dans une case !

Dans la même rubrique sont mentionnés les avantages essentiellement versés par l'employeur et qui échappent aux impôts s'ils ne dépassent pas un certain plafond. Il s'agit de :

  • la participation de l'employeur aux titres-restaurant (dans la limite de 7,26 euros par ticket en 2025), aux chèques vacances ;
  • la prise en charge de l'abonnement aux transports publics ou au service public de location de vélo ;
  • la prise en charge des frais pour l'utilisation d'un véhicule personnel ou le forfait mobilités durables (maximum 700 euros par an en France métropolitaine, plafond porté à 900 euros en cas de cumul avec la prise en charge des frais de transports publics) ;
  • l'aide financière versée par l'employeur ou le comité d'entreprise au titre du service à la personne (chèques CESU, dans la limite de 2 540 euros par an).

Impôt sur le revenu : guide complet 2026 de la déclaration de revenus

Les indemnités journalières imposables

En revanche, certaines indemnités à caractère social pour compenser une perte de revenus sont bien à déclarer. Sont concernées les pensions d'invalidité, allocations chômage, indemnités journalières de maladie, de maternité, paternité et d'adoption.

Quant aux indemnités relatives à un accident du travail ou une maladie professionnelle, elles sont imposables à hauteur de 50%. Théoriquement, ces montants sont préremplis dans votre déclaration.