Les députés ont approuvé dans la nuit de jeudi à vendredi l'utilisation de l'huile alimentaire usagée comme carburant, dans le cadre de l'examen en première lecture du projet de loi pouvoir d'achat.

Cette autorisation découle d'un amendement déposée par le député EELV Julien Bayou qui avait reçu l'avis favorable du gouvernement. Selon les arguments écrits du député, 10 litres d'huiles usagées correctement retraitées peuvent donner 8 litres de caburant, qui rejette jusqu'à 90% moins de gaz à effet de serre qu'un diesel classique.

« C'est illégal en France mais très répandu en Europe et dans nos régions mais de manière clandestine », a déclaré Julien Bayou dans l'hémicycle, mettant en avant l'intérêt d'un tel carburant pour le climat mais aussi pour le pouvoir d'achat.

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« Et bien sûr, et ça peut faire sourire, mais c'est un élément d'indépendance énergétique », a poursuivi M. Bayou. « Il vaut mieux dépendre des baraques à frites du Nord que du pétrole des monarchies pétrolières ». « En France, on n'a a pas de pétrole mais on a de l'huile de friture », a-t-il plaisanté. Pour l'heure, ce type d'utilisation des huiles usagées est interdit parce qu'elles ne font pas partie des carburants homologués.