La France envisage un soutien « pour certaines entreprises » les plus exposées à la hausse des prix du gaz, en forte progression à la suite de l'invasion russe en Ukraine, a affirmé mardi le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

« Nous allons regarder avec les entreprises les plus fragiles et celles qui sont exposées à la concurrence internationale si une action est nécessaire », a indiqué le ministre français sur France Info. « Nous allons le faire au niveau européen, ce sera au cœur des discussions mercredi entre nos partenaires européens », a-t-il ajouté en référence à une réunion prévue par visioconférence des ministres des Finances de l'Union européenne.

M. Le Maire a toutefois écarté l'hypothèse d'un « bouclier tarifaire global » pour les entreprises. « Les autres (entreprises) auront une augmentation des prix du gaz parce que nous ne pourrons pas protéger toutes les entreprises », a-t-il dit, chiffrant la hausse du marché du gaz à environ 10% depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Face à la flambée historique des prix du gaz et de l'électricité en Europe en 2021, le gouvernement français a plafonné les tarifs réglementés de l'électricité et en a minoré la fiscalité dans le cadre du « bouclier tarifaire » imaginé pour limiter la hausse des factures des particuliers et des entreprises.

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Concernant les cours du pétrole, qui ont dépassé ces derniers jours la barre symbolique des 100 dollars le baril et qui devraient renchérir les prix de l'essence, la hausse à la pompe « reste modérée », a estimé M. Le Maire, observant des augmentations de 2 à 3 centimes actuellement.