La Bourse de Paris devrait ouvrir en forte baisse lundi, après les nouvelles sanctions prises contre la Russie qui font craindre une flambée des prix de l'énergie.

Le contrat à terme de l'indice vedette CAC 40 chutait de 2,48% une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance. Le place parisienne avait été fortement chahutée en fin de semaine dernière après le début de l'invasion russe en Ukraine, perdant près de 4% jeudi avant de reprendre 3,5% le lendemain, portant ses pertes hebdomadaires à 2,56%.

« Il y aura une quantité importante de stress et d'incertitude refoulés à l'ouverture, après un week-end de développements significatifs sur le terrain et de sanctions », anticipe Neil Wilson, analyste de Markets.com.

L'offensive russe sur l'Ukraine, qui résiste avec acharnement, se poursuit lundi au lendemain de la menace nucléaire brandie par Vladimir Poutine, à laquelle les Européens ont répliqué en promettant de fournir des armes à Kiev.

Les Occidentaux ont pris de lourdes nouvelles sanctions financières contre Moscou : notamment la décision d'exclure de nombreuses banques russes de la plateforme interbancaire Swift, rouage essentiel de la finance mondiale.

Ces mesures a été prise par les Etats-Unis, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Italie et la Commission européenne.

Selon l'Union européenne, environ 70% du secteur bancaire russe est actuellement concernés par les sanctions.

L'accès de la banque centrale russe aux marchés des capitaux a également été restreint, la présidente de la Commission européenne souhaitant « paralyser » ses actifs. Conséquence directe, le rouble chutait de plus de 20% à 07H45.

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Autre conséquence des sanctions, les prix du pétrole bondissaient de plus de 5%, « en raison des craintes que les entreprises ne soient pas en mesure de payer le pétrole et le gaz russes, ce qui pourrait bien inciter Poutine à couper l'approvisionnement », explique Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Valeurs à suivre

Banques : après les sanctions prononcées par les Occidentaux, les banques pourraient être le secteur le plus malmené ce lundi, notamment Société Générale, présente en Russie via sa filiale Rosbank.